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Recherche climatolgique

De chaudes prédictionssi "politiquement" rien ne change !


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A partir d’un nouvel outil de modélisation climatique deux chercheurs du National Center for Atmospheric Research (Colorado, ouest) ont procédé à une simulation sur deux régions qui ont connu récemment une sévère vague de chaleur : Chicago (Illinois, nord) en 1995 et Paris en 2003. Ils prédisent pour ces deux villes et plus largement pour l'Amérique du Nord et l'Europe une augmentation des vagues de chaleur d'ici à 2100, en raison de l'augmentation de la quantité des gaz à effet de serre. Leur étude a étépubliée le 12 août dans la revue américaine Science.La canicule intervient, est-il rappelé, lorsque la température est anormalement élevée le jour, mais surtout lorsqu'elle reste très élevée la nuit et que la chaleur se prolonge plusieurs jours.D’après ces chercheurs, les vagues de chaleur seraient aussi plus longues. Lescanicules à Chicago durent actuellement entre 5,39 et 8,85 jours. Dans les décennies à venir, elles dureraient entre 8,5 et 9,24 jours.Pour Paris, la durée moyenne des canicules passerait de 8,33 à 12,69 jours aujourd'hui à une fourchette comprise entre 11,39 à 17,04 jours, selon la simulation.Ainsi, le nombre moyen de vagues de chaleur augmenterait à Paris de 31%, d'icila fin du siècle, passant de 1,64 à 2,15 par an, selon la simulation.D'après les chercheurs, les vagues de chaleur au cours du siècle, devraient être plus sévères dans des zones qui en font déjà souvent l'expérience comme le sud-ouest, le centre et le sud-est des Etats-Unis et la région méditerranéenne en Europe.La simulation met en évidence que les trois jours les plus chauds des vagues de chaleur verraient une augmentation de plus de 3 degrés Celsius des températures minimales la nuit dans ces régions pour la période 2080 à 2099.D'autres régions, comme le nord-ouest des Etats-Unis, la France, l'Allemagne et les Balkans, pourraient aussi être davantage confrontées à la canicule, "ce qui pourrait avoir de sérieux effets parce que ces régions ne sont pas actuellement bien adaptées pour affronter les vagues de chaleur" soulignent-ils.L’un des chercheurs en conclut que "des événements météorologiques et climatiques auront les effets les plus graves sur la société humaine" dans les décennies à venir et que les vagues de chaleur peuvent tuer davantage degens en un temps court que pratiquement tout autre événement climatique.La catastrophe sanitaire française de 2003 en témoigne effectivement..Selon cette recherche américaine, la répartition géographique des vagues dechaleur futures sera liée directement au changement climatique associé à l'augmentation de la quantité de gaz à effet de serre.Les niveaux de ces gaz programmés dans leur simulation correspondent à un scénario dans lequel la situation demeure telle quelle, c'est-à-dire où il n'y a pas d'intervention politique pour diminuer les émissions de ces gaz.Les résultats de cette recherche climatologique américaine ne sont pas à confondre avec l'étatde la recherche en terme de météorologie



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