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Légionellose

Epidémies localisées, mais pas de recrudescence


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En dépit des épidémies qui frappent depuis plusieurs semaines l'est de la France, il n'y a pas de recrudescence de la légionellose en France, selon ledernier bilan établi le 26 août par l'Institut de Veille sanitaire (InVS).

«Le nombre de cas notifiés à la date du 25 août 2004 n'est pas supérieur à celui observé pour la même période lors des deux années précédentes, pas plus en Alsace-Lorraine que dans le reste du pays», a indiqué jeudi 26 aout le Dr Jean-Claude Desenclos, responsable du département des maladies infectieuses à l'Invs.A ce jour, 550 cas de légionellose ont été répertoriés en France pour l'année 2004 contre 597 douze mois plus tôt. En 2003, un total de 1.044 cas de légionellose - dont 129 mortels - avaient été recensés.L'InVS distingue deux modes de propagation de la légionellose. Les cas groupés dans lesquels une source commune est le plus souvent identifiée - tours aéro-réfrigérantes, systèmes d'eau chaude sanitaire et douches des hôpitaux, des hôtels et campings, des stations thermales - qui permet de prendre des mesures de contrôle et de prévention adaptées.«En revanche, pour les cas sporadiques - qui sont aussi les plus fréquents - l'identification de la source de contamination est difficile et rare, ce qui rend leur prévention difficile», constatent les épidémiologistes. En 2003, trois épidémies de légionellose communautaires sont survenues, à Montpellier, Poitiers et dans le Pas-de-Calais, impliquant 141 personnes et provoquant 22 décès.Cet été, deux épidémies communautaires définies par une concentration inhabituelle de cas dans le temps et dans l'espace ont été identifiées, l'une à Nancy (11 cas du 15 juillet au 7 août) et l'autre, à Strasbourg (9 cas du 9 au 20 août). Pour l'épidémie de Nancy, qui semble en régression, trois tours aéro-réfrigérantes sur 57 étaient contaminées. Cependant, la comparaison des souches provenant de ces tours avec celle identifiée chez un des malades n'a pas permis d'identifier formellement la source de cet épisode. L'enquête sur l'épidémie de Strasbourg est en cours. «Si on exclut ces deux épisodes, le nombre de cas survenus depuis le 1er juin 2004 en Lorraine et en Alsace reste comparable à ceux de 2003 et 2002», affirme le Dr Desenclos.Le nombre de nouveaux cas annuels par rapport à l'ensemble de la population - 1,8 cas pour 100.000 habitants - situe la France dans la moyenne européenne. Le pays le plus touché est l'Espagne avec 2,9 cas pour 100.000 habitants. La légionellose affecte essentiellement les personnes fragilisées. Elle se traduit par une pneumopathie sévère. Mais, dans la majorité des cas, avec un traitement antibiotique précoce et adapté, l'évolution est favorable. La contamination se fait par inhalation d'eau contaminée diffusée en gouttelettes. Il n'y a pas de transmission inter-humaine pour cette maladie. La période d'incubation est de 2 à 10 jours.En amont, la prévention de la légionellose repose en priorité sur l'entretien régulier et le contrôle des sources d'exposition comme les tours aéro-réfrigérantes.Mais l'implication d'un équipement particulier est souvent extrêmement hasardeuse : épisode de légionellose survenu dans le Pas-de-Calais et les travaux de modélisation menés par l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) ont montré que la diffusion de gouttelettes d'eau provenant d'une tour pouvait, en plaine et dans des conditions météorologiques favorables, dépasser dix kilomètres.



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