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Canicule 2003

La pollution de l'air par l’ozone a tué 379 personnes dans 9 villes


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- La pollution de l'air pendant la canicule de l'été 2003 a causé 379 décès dans neuf villes de France, selon une étude du Programme de Surveillance Air et Santé (PSAS-9), coordonnée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) et publiée mardi 7 septembre.

La pollution de l'air par l'ozone a eu un impact «non négligeable» sur la surmortalité observée (près de 15.000 morts) en France pendant la canicule de l’été 2003 indique une étude du Programme de Surveillance Air et Santé (PSAS-9), coordonnée par l'Institut de veille sanitaire (InVS) et publiée mardi 7 septembre.La pollution par l'ozone résulte de l'action du soleil sur certains polluants automobiles et industriels. Elle croît avec l'intensité du soleil et lorsque les vents sont faibles. L'ozone est ainsi un indicateur de cette pollution atmosphérique photo-chimique,Dans neuf villes (Bordeaux, Le Havre, Lille, Lyon, Marseille, Paris, Rouen, Strasbourg et Toulouse) totalisant environ 10 millions d'habitants, 379 décès supplémentaires sont ainsi «attribuables» aux importantes concentrations d'ozone constatées entre le 3 et le 17 août, période majeure de la vague de chaleur.L'excès de risque de mortalité lié conjointement à la température et à l'ozone et la part relative de chacun des deux facteurs ont été analysés. Les résultats diffèrent selon les villes: pour les agglomérations où la surmortalité a été importante lors de la vague de chaleur, comme Paris et Lyon, l'ozone a joué un rôle minoritaire par rapport à la chaleur (dans les deux villes respectivement 7,3 et 2,6%), selon cette étude publiée mardi.Dans les autres villes, les résultats sont plus hétérogènes: l'ozone a un effet minoritaire (moins de 35%) dans deux villes (Bordeaux et Rouen), majoritaire (plus de 75%) dans deux autres (Strasbourg et Toulouse) et comparable (entre 40 et 60%) à celui des températures dans les trois autres villes (Lille, Le Havre et Marseille).Par ailleurs, il semble que l'effet des températures sur la mortalité persiste sur une durée de 2 à 3 jours, selon l'étude



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