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Créer une petite unité de vie


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Il existe une extrême diversité des formes que recouvre le concept générique de « petites unités de vie » car elles sont issues de l’expérimentation au regard des souhaits, des profils des personnes âgées du territoire concerné.MARPA, qui accueillent en majorité mais non exclusivement des veuves de retraités agricoles aux faibles ressources. Ces structures sont crééesà l’initiative des instances de la mutualité sociale agricole. Elles présentent des atouts quant au mode de vie, mais atteignent vite leurs limites quand lespersonnes deviennent dépendantes. Le fonctionnement en réseau avec un secteur médicalisé est plus que souhaitable.D’autres petites unités de vie sont destinées au handicap social (profils psychiatriques, alcooliques, etc.).Les petites unités de vie peuvent être dans un immeuble d’habitation unique, comprenant les locaux collectifs, cas le plus fréquent. Cela peut être des logements individuels groupés avec une partie centrale, ou encore un foyer éclatéou un foyer soleil, lorsque les logements sont dispersés au sein d’immeubles d’habitation « ordinaires ».

Conditions requises

Avant de se lancer dans la création d’un tel type d’établissement il faut déjà savoir que beaucoup de conditions doivent être remplies et que cela n’est pas sans risque. Les points suivants sont à analyser avec attention :

  • La dimension reste para familiale (12 personnes accueillies avec 1 à 2 places d'accueil temporaire) jusqu’à 25 places.
  • L’architecture doit être conviviale et sécurisée conforme aux réglementations d’hébergement de personnes âgées, d’autant plus lorsqu’elles sont en perte d’autonomie.
  • Ce type de réalisation est souvent rural rarement urbain.
  • Un personnel formé et en nombre suffisant est nécessaire.
  • La participation active des familles est un gage de succès.
  • Une bonne acceptation des résidents déambulant par les autres n’est pas toujours acquise.
  • Il faut éviter des erreurs d’orientations

    Destinées parfois à la prise en charge des pathologies lourdes de type maladie d'Alzheimer et apparentées. Cela impose une intervention des professionnels du maintien à domicile (aide à domicile, SSIAD, HAD, etc.) jusqu’à ce que soit éventuellement envisagée et acceptée le passage en EHPAD avec une dérogation actuellement pour les moins de 25 places ayant un GMP supérieur à 300, dans l’attente de nouveaux décrets relatifs à ce type de structures. A ce titre la rédaction des projets d’établissement, de vie, d’animation et de soins voire architectural est nécessaire.

    L’ambiguïté de certaines ressources

    La plupart des ressources financières pour les résidents relèvent de l’APA à domicile. Il est difficile d’obtenir que l’APA soit perçue par l’établissement pour financer le personnel et les taux accordés par les conseils généraux sont plus faibles.

    Un fonctionnement avec ses limites :

  • Des difficultés de fonctionnement (prendre en charge la dépendance : problèmes architecturaux, trouver du personnel qualifié et en nombre suffisant, s’adapter aux nouvelles réglementations).
  • Des difficultés de gestion compte tenu de l’objectif social d’intégrer des personnes aux revenus faibles alors qu’elles ne sont généralement pas habilitées à l’aide sociale. Aussi, une recherche de partenaires financiers qui investissent et diminuent le coût de l’hébergement est essentielle.
  • Une recherche de mutualisation des coûts en étant rattaché à un autre établissement ; un regroupement de plusieurs petites unités de vie qui recourraient à un seul conventionnement ; une création d’établissements d’accueil de capacité importante répartie en petites unités de vie.
  • D’une manière générale, on ne voit pas comment encourager des particuliers dans ce type de création et quel sera l’avenir de ces structures.Dans les solutions plus novatrices on peut imaginer des structures intergénérationnelles, qui réservent une partie de l’immeuble aux personnes âgées. Dans ce cas le succès de l’opération est fonction des équipements offerts, aide au ménage, portage des repas, soins esthétiques, et installations par exemple d’un cabinet médical et infirmier dans l’immeuble. Bien conçu par des « promoteurs » sensibilisés et ayant eu les conseils de spécialistes de la gérontologie les résultats peuvent être au rendez-vous.On doit remarquer que les solutions sont plus nombreuses en site urbain et pour les personnes aux revenus élevés. Dans tous les cas cela n’exclut pas le recours à une structure type EHPAD en cas de perte d’autonomie avérée.



    mis à jour le

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    Vos réactions

    mama

    14/03/2016 18:03

    renseignement


    Bonjour, je souhaiterais savoir quel diplôme faut il avoir pour pouvoir créer une petite unité de vie?



    Barts

    09/11/2011 20:11

    diplome


    quelle diplome ou formation faut-il pour ouvrir une petite unite de vie?




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