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Documentaire « Les oubliés de la canicules » : histoires de solitudes et de familles maltraitées

France 3 - Samedi 18 septembre 2004 -


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Que sont devenus les 66 morts "non réclamés" enterré au cimetière de Thiais dans le carré des indigents? ont-ils été réclamés par des proches? Pourquoi ?Presque un an après le drame de l'été 2003, la réalisatrice Danièle Alet est allée à la rencontre des familles concernées.Les familles ont en effet 5 ans pour se manifester, déplacer le corps. Au-delàde cette limite, après une crémation, le scendres reposent au cimetière du Père-Lachaize.

Familles blessées, malatraitées, incomprises

La réalisatrice a retrouvé et contacté quelques familles qui toutes, disent la honte et la colère qu'ils ont ressentis."Nous avons été jeté en pâture aux médias.""J'ai eu honte de ce que l'on a dit et écrit sur moi, sans savoir, sans connaître.""Nous avons été montrés du doigt, maltraités, culpabilisés... alors que ce proche nous avait abandonnés".

Histoires de ruptures, d'abandons, de solitudes

Les différents histoires traduisent un père, une mère, une soeur qui part, abandonne, coupe tout lien avec ses proches.28 ans, 44 ans sans nouvelles.Ou alors le procès d'un père pour récupérer de l'argent auprès d'enfants que il a, pour le moins, mal-aimé.Ces familles, cs proches disent "ce choix de vie" de cette soeur, ce père, cette mère...".Choix qu'ils ont essayé de comprendre, parfois de braver, et puis qu'il ont dû subir, accepter.Se retrouver accusé d'inhumanité les a énormément meurtri. Ils ont du mal à venir sur les lieux.Une soeur se demande même si elle a le droit d'agir sur les "affaires" de sa soeur. Celle-ci ayant rompu tout lien.

Ces morts accompagnés néanmoins

Le collectif des morts de la rue est composé de bénévoles qui chaque semaine s'occupe des morts "de la rue" et accompagne les quelques corps sans famille, sans proches, qui viennent être enterrés à Thiais (94).Pour chacun une petite cérémonie a lieu, un texte est lu.Extraits :"nous sommes là pour vous accompagné","ce qui caractérise notre humanité est aussi que les hommes enterrent leurs morts,""Nous ne connaissons rien de vous, mais nous sommes là".Ces bénévoles ne veulent pas "que ces corps soient considérés comme des déchets."Lorsqu'ils retouvent un morceau de l'histoire de la personne enterrée, les bénévoles découvrent très souvent une lourde histoire, des vécus douloureux.

Phénomène lourd : comment accompagner des personnes qui s'isolent ?

"On ne peut plus se contenter d'accuser les familles" conclut ce documentaire.La canicule a été le révélateur d'un phénomène de société.Ainsi ce monsieur, plutôt aisé, sans aucune famille, qui achetait la compagnie d'"amis" le midi à la brasserie de quartier et que personne n'a réclamé.Quelle responsabilité collective?Comment faire pour accompagner ces personnes qui se sont, volontairement ou non, isolées?

Contact

Collectif Les morts de la rue25 rue Bouret, 75019 ParisTél. : 01 42 45 08 01Fax : 01 42 40 51 43E-mail : mortsdelarue@free.fr



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