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Arras/Maltraitance

Les avocats tentent de relativiser


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Les avocats de l'infirmière etde l'aide-soignante d'Arras (Pas-de-Calais) mises en examen dans une affaire de maltraitance ont tenté jeudi 23 septembre de relativiser les responsabilités de leurs clientes.Au total, une dizaine de pensionnaires du centre de cure Pierre-Brunet d'Arras auraient été victimes de mauvais traitements et une pensionnaire de 90 ans aurait succombé à ces agissements. L'infirmière, âgée de 44 ans, a été miseen examen pour "violences volontaires et non dénonciation de crimes". Elle reconnaît avoir giflé et bousculé des patients du centre de cure ou elle travaille depuis plus de 20 ans. L'aide-soignante, elle aussi âgée de 44 ans, estpoursuivie pour "violences volontaires ayant entrané la mort sans intentionde la donner". Elle est soupçonnée d'être à l'origine du décès d'une patiente de 90 ans tombée de son lit et décédée quelques heures plus tard.Les deux femmes ont été écrouées dans la nuit de mercredi à jeudi. Jeudi, l'avocat de l'infirmière, Me Didier Robiquet, a demandé en référé la libération de sa cliente, pour qui, a-t-il dit à Reuters, "la mise en détention estinutile et seulement justifiée par l'impact médiatique de cette affaire". L'avocat a souligné que les faits reprochés à sa cliente, et qu'elle a reconnus, étaient "des gifles, des bousculades, des manques de soins". "Nous sommes très, très loin, des actes de barbarie évoqués à tort, avant même la mise en examen, par Hubert Falco, ministre délégué aux Personnes âgées", a ajouté l'avocat.Selon l’avocat toujours, "les conditions de la garde à vue et la présentation au juge ont été faussées par le battage médiatique fait autour de cette affaire". La cour d'appel de Douai a trois jours pour se prononcer sur cette demande de remise en liberté. Me Philippe Lété, avocat de l'aide-soignante, a expliqué pour sa part que sa cliente était en cure de désintoxication alcoolique et que cela la rendait parfois brutale.Il a aussi affirmé que la direction de l'établissement était au courantde cette situation et lui avait quand même confié la responsabilité de malades. Le directeur de la DDASS du Pas-de-Calais, Jean-Luc Desmet, a confirmé jeudi à Reuters qu'une mission d'inspection s'était rendue jeudi au centre de cure médicale "pour vérifier le fonctionnement et rassembler des éléments d'information à la demande du préfet et de l'Agence régionale d'hospitalisation".



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