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Handicap & Accueil gérontologique

Parce que deux têtes valent mieux qu’une …


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Le colloque organisé par la FNADEPA, lundi 4 octobre, au Sénat, réunissait directeurs d’établissements"personnes âgées" et "personnes handicapées", afin qu’ensemble ils se donnent de meilleurs moyens de réflexion et de réponse aux besoins et attentes de la population des personnes handicapées mentales vieillissantes.Face à l’accroissement de la longévité dont bénéficient, comme tout le monde,grâce au progrès de la médecine, les personnes atteintes d’un handicap mental,se pose aujourd’hui la question de leur accueil au-delà de 45 ans. Ni les pouvoirs publics, ni les professionnels ne l’ont envisagé.Quelle proposition faire aux familles dont un enfant a été accueilli en institution dès l’apparition de son handicap et que celle-ci ne peut plus garder ?Quelle solution adopter au moment du décès des parents de ces « enfants » devenus adultes et qui eux-mêmes deviennent vieux ? Ces problématiques doivent trouver des solutions : peuvent et doivent-elles toujours être prévues ou être « inventées » au cas par cas ?Certes des similitudes existent entre personnes handicapées mentales vieillissantes et personnes âgées atteintes d’une maladie type Alzheimer mais aussi d’évidentes différences.La FNADEPA bien consciente à travers le regard des professionnels de la gérontologie que les maisons de retraite ne permettent pas aujourd’hui un accompagnement adapté de ces personnes, notamment en raison de l’absence de compétences spécifiques des personnels, interpelle ainsi les pouvoirs publics afin qu’ils réfléchissent au moyen de donner aux structures d’accueil gérontologiques la possibilité de recruter éducateurs spécialisé ou moniteurs éducateurs au prorata despersonnes handicapées mentales accueillies.La problématique est telle qu’il convient de bénéficier de l’ensemble des dispositifs d’autant que, comme le soulignait notamment le directeur de la DDASS deDordogne, le « bricolage » -dans le sens positif du terme-au cas par cas est souvent plus efficace que la grande mécanique institutionnelle. « Il fautarrêter de penser que l’on est capable de tout prévoir ; prévisions qui s’avèrent ne pas être le reflet de la réalité » . Les dispositifs doivent être capables de s’adapter à l’évolution des besoins constatés. et certainement, convient-il aussi d’imaginer des structures dans lesquelles les personnes auront encore un rôle à jouer.Les barrières, de toute évidence ne sont pas encore prêtes à tomber entre le secteur du handicap et de la gérontologie précise Alain Villez, Directeur de l’UNIOPSS : des contradictions sont flagrantes entre les réponses territorialiséeset les réponses sectorielles. Pour répondre aux besoins des personnes handicapées mentales, il faut avant tout sortir de l’approche exclusivement médicale.Claudy Jarry, Président de la FNADEPA, à l'issue de cette riche journée de partage, à la fois de regards et d’expériences, concluait en émettant trois vœux :- "la fin de la ségrégation par l’âge" ; le nouveau dispositif législatif laisse espérer que le bon sens conduira à honorer l’engagement, à hâter le pas, car il n’est plus possible de tolérer la barrière ;-"un ajustement des moyens par le haut grâce à des dispositifs conjoints et un taux d’encadrement respectant la réponse aux besoins.-"la professionalisation" : un accompagnement digne est nécessairement professionnalisé, notamment par la mise à disposition dans les structures pour personnes âgées d’éducateurs spécialisés et de conseillères d’économiefamiliale dont dispose le secteur du « handicap ».Et, s’il n’y avait qu’un souhait à émettre, ce serait celui d’un taux d’encadrement en adéquation avec les besoins.Mais comment, justement, attirer les personnels vers un secteur où le taux d’encadrement est si faible?



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