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Hôpitaux publics

Une crise sans précédentavec un déficit estiméà 800 millions d’euros


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« Il nous faut lancer un cri d'alarme » a déclaré Claude Evin, -président de la Fédération hospitalière de France (FHF)- lors de la conférence de presse qu’il a tenu jeudi 21 octobre, entouré des présidents de conférences hospitalières. "L'hôpital connaît aujourd'hui un sous-financement qui atteint ses limites". La FHF alerte violemment sur le risque qu’une fragilisationexcessive de l’hôpital fait peser sur la préservation du système de santé français encore indiqué au plan international comme un modèle unique qui a su concilier progrès médical et exigence de justice sociale.La réalité des importants reports de charges en constante évolution – Existant depuis 1999, les reports de charges ont progressé de + 38% de 2002 à 2003 pour atteindre 2,5% des budgets. L’analyse des reports de charges 2002, accessible sur le site de la FHF fait état d’un besoin total de financement d’aumoins 650 millions d’euros en données cumulées et sont à rapprocher des 300 millions alloués à ce titre par le ministère de la santé.Plus d’un point d’ONDAM d’écart – Avec une évolution envisagée par lespouvoirs publics de +3,6% des dépenses hospitalières, les hôpitaux ne pourrontfaire face à leur propres besoins de fonctionnement estimés par la FHF à un taux de 4,74%. Ce différentiel représente une insuffisance de recettes de l’ordrede 500 millions d’euros ayant vraisemblablement pour conséquence de conduire de nombreux établissements à augmenter encore leurs reports de charges, à fermer des services ou à comprimer leurs effectifs.L’évaluation du financement des mesures nouvelles de santé publiques (plan cancer, urgences, maladie d’Alzheimer) seraient donc faites au détriment de l’évolution des dépenses médicales et des dépenses à caractères logistiques.Des postes de dépenses en constante évolution – Au delà du coût des personnels avoisinant les 70% des budgets, à titre d’exemple des dépenses hospitalières : le coût de l’innovation qui pèse sur les CHU -les CHU précise Paul Castel, Président de la conférence des directeurs des CHRU, ne peuvent s’affranchir notamment de l’achat de certaines molécules nouvelles dont le coût est cependant des dizaines de fois plus élevé que les produits déjà existants. « Les hôpitaux ne sont pas dans une démarche archaïque » précise Claude Evin.Autre poste en constante évolution les assurances de responsabilité civile hospitalière : le montant des indemnités accordées par le juge aux victimes est inflationniste. Enfin, et notamment encore, la maintenance des ascenseurs, dont le prix inclus le coût des 35 heures…S’il est illusoire d'imaginer que les quelques économies qui restent à réaliser sur les achats permettent de rentrer dans l’enveloppe allouée, la FHF estime cependant que l’optimisation de l’organisation, sans qu’elle soit au détriment de la qualité des prestations, mais à son service, reste une variable mais qui ne l’est pas pour autant en terme de poste de dépenses.Des tarifs « tout compris » - La FHF a tenu à préciser que la récente remise en cause des tarifs de l’hopital publics n’a pas lieu d’être « Les tarifs des établissements privés ne recouvrent ni les mêmes activités, ni les mêmes malades et surtout ne couvrent pas l’essentiel : les honoraires de médecins. A l’hôpital -est-il précisé- les tarifs comprennent toutes les charges : acte opératoire, examens de laboratoire, scanner, IRM, prothèses orthoopédiques .. jusqu’à la prestation de l’assistante sociale.



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