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Manifestation nationale le mardi 19 octobre

Les personnes handicapées dénoncent la «France inaccessible»


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- Les personnes handicapées ont manifesté mardi 19 octobre, dans plusieurs dizaines de villes contre la «France inaccessible», dénonçant les carencesdans les transports, la voirie, les lieux publics ou les commerces, à l'appel de l'Association des paralysés de France (APF).

Elles ont multiplié les actions «coup de poing», alors que le projet de loi «pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées», était examiné en seconde lecture mardi au Sénat. Dans plusieurs villes de France, des actions de sensibilisation aux difficultés rencontrées au quotidien par les handicapés ont été menées, autour du slogan, «accéder, c'est exister».A Bruay-la-Buissière (Pas-de-Calais), des membres de l'APF ont ainsi proposé aux passants de réaliser en fauteuil roulant un parcours aménagé pour l'occasion (sable, dénivelés...). Le respect des places réservées aux handicapés a été particulièrement mis en avant, avec des distributions de tracts et des opérations de bâchage des véhicules stationnés sur des emplacements réservés, à Bruay-la-Buissière, à Talence (Gironde, banlieue bordelaise), au Mans (Sarthe), où les membres de l'APF ont aussi collé de fausses contraventions sur les pare-brise des voitures mal garées.A Paris, c'est le thème de la non-accessibilité des commerces de proximité qui a été choisi, avec une action d'une trentaine de membres de l'APF, en fauteuil roulant ou valides, dans une rue piétonne commerçante. Ils ont placé d'autorité une rampe d'accessibilité en bois devant des commerces (brasserie, supermarché, boulangerie, pharmacie) où une marche de quelques centimètres bloque l'accès des fauteuils.A Lyon, une vingtaine de militants de l'APF ont manifesté pour réclamer la construction de deux ascenseurs, afin que les principaux parkings du centre-ville soient accessibles aux personnes à mobilité réduite. Les services publics étaient également dans la ligne de mire des militants de l'APF, avec des actions devant le palais de justice de Bourges (Cher), «symbole de l'égalité dont le principe n'est pas respecté», ou le bureau de poste principal d'Angoulême (Charente), tous deux inaccessibles.A Rennes, une dizaine de personnes ont protesté contre les difficultés d'accès au centre de soins dentaires, rattaché au CHU, qui ne dispose pas d'une rampe pour handicapés. L'accessibilité des moyens de transport, première attente des personnes handicapées selon l'APF, a également été au coeur de plusieurs manifestations, comme à la gare de Biarritz (Pyrénées-Atlantiques), avec l'organisation d'un parcours d'accessibilité au TGV, et à Rodez (Aveyron), avec la mise en place d'aménagements sommaires d'accès aux bus. A Marseille, une vingtaine de manifestants ont protesté contre l'absence de place de stationnement ou de dépose-minute destinée aux handicapés devant l'Alcazar, la toute récente bibliothèque à vocation régionale du centre-ville.Lundi, une manifestation s'était déjà déroulée devant le musée des Augustins, à Toulouse, pour dénoncer l'inaccessibilité des lieux culturels. Seulement trois capitales régionales sur 22 (Bordeaux, Besançon et Strasbourg) ont un taux d'accessibilité des lieux publics (commerce, loisirs, administration) supérieur à 50%, selon une étude de l'APF publiée mardi.



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