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HANDICAP

Les protestations fusent contre le manque de moyens


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Les associations de défense des personnes handicapées et de professionnels du soin multiplient les critiques contre le manque de moyens réservés aux handicapés tant dans le projet de loi sur «l'égalité des droits et des chances» des personneshandicapées que dans le projet de loi de finances pour 2005.

Ateliers protégés

«A un moment où la loi est sur le point de consacrer la transformation de l'atelier protégé en +entreprise adaptée+, ce qui suppose un effort financier significatif de la part de l'Etat (...), le gouvernement propose au contraire une réduction des moyens actuels», dénoncent les associations de défense des personnes handicapées (ANRH, APAJH, APF, GAP-UNETA et UNAPEI).Cette décision est «en totale contradiction avec les principes de la nouvelle loi (handicap, ndlr) et avec les orientations préconisées par le président de la République en matière d'insertion professionnelle des personnes handicapées, déplorent-elles.Les associations signataires demandent au gouvernement «de revoir sa copie» afin que les moyens financiers consacrés à l'accompagnement et au développement des ateliers protégés en 2005 «progressent a minima dans la même proportion que les effectifs et qu'il soit tenu compte de l'inflation».Pour les années à venir, elles jugent nécessaire «la programmation d'un plan pluriannuel de développement et d'accompagnement».

Le collectif des démocrates handicapés dénonce le «caporalisme budgétaire»

- Le Collectif des démocrates handicapés (CDH) a dénoncé lundi 25 octobre,le projet de loi sur «l'égalité des droits et des chances» des personnes handicapées, voyant dans ce texte la marque du «caporalisme budgétaire» et du «paternalisme» de la part du gouvernement.Le projet de loi, transmis à l'Assemblée après son adoption jeudi en 2ème lecture par le Sénat, «ne garantit pas aux personnes handicapées une complète autonomie et une pleine participation à la vie de la cité» a souligné dans un communiqué le président du CDH Jean-Christophe Parisot. Pour le Collectif, qui entend représenter politiquement les quelque cinq millions de handicapés français, «la ligne directrice du gouvernement de ne rien dépenser de plus pour les personnes handicapées est devenue patente durant les débats» au Sénat.«Ainsi, lorsque les sénateurs ont demandé que les personnes lourdement handicapées soient assurées d'une aide 24h/24, que la TVA sur le matériel soit abaissée, que les anciennes gares soient rendues accessibles, une fin de non recevoir a été opposé», a poursuivi le CDH.

Les infirmiers hostiles aux soins donnés par les proches

Fédération nationale des infirmiers (FNI) s'est insurgée mardi 26 octobre, contre un amendement voté mercredi dernier au Sénat dans le cadre du projet de loi sur les personnes handicapées, qui prévoit que des «actes de soins» soient effectuées par les proches d'un handicapé.«Cet amendement présenté par le gouvernement et adopté à l'unanimité en seconde lecture par le Sénat, est scandaleux et contredit les grands discours du ministre de la Santé prônant une meilleure qualité des soins», a jugé la FNI dans un communiqué.«Le gouvernement légalise la dispensation des soins infirmiers par des personnes qui n'ont aucune compétence, il met en cause la responsabilité du médecin prescripteur et fait des personnes handicapées une catégorie sociale n'ayant plus accès à des soins de qualité», a accusé la FNI, qui «s'insurge» contre cet amendement.L'amendement n°217 au projet de loi pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, prévoit notamment qu'une «personne atteinte durablement d'un handicap physique et empêchée, du fait de déficiences précisées par arrêté du ministre chargé de la santé, d'accomplir elle-même des actes de soins peut désigner une ou plusieurs personnes chargées de les dispenser dès lors qu'ils sont prescrits par un médecin». «Nous sommes en train de monter un dossier à transmettre à la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale, en vue du passage en seconde lecture à l'Assemblée» , a précisé Nadine Hesnart, présidente de la FNI.



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