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Etude Drees

La France va perdre 19.200 médecins entre 2002 et 2025


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En 2025, la France comptera 19.200 médecins de moins qu'en 2002, soit un recul de 9,4%, en dépit du relèvement du numerus clausus des étudiants en médecine, selon une projection parue dans une étude de la Drees (direction des statistiques du ministère de la santé) en novembre.

Départs en retraite massifs et arrivée de promotions moins nombreuses se conjuguent pour expliquer la pénurie de médecins qui pénalisera la France à horizon 2025 indique une étude de la Drees (direction des statistiques du ministère de la santé) parue en novembre. L'étude se fonde sur un «scénario central» , prévoyant la stricte application de la décision de relèvement de 7.000 postes du numerus clausus des étudiants en médecine avant l'accès en seconde année en 2006, annoncé en juillet par le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, et restant ensuite à ce niveau jusqu'en 2025.«Le nombre total de médecins en activité en France diminuerait sous ces hypothèses à partir de 2006, passant de 205.200 en 2002 à 186.000 en 2025», soit une diminution de 19.200 du nombre des médecins (-9,4%), prévoit la Direction de la recherche, des études de l'évaluation et des statistiques (Drees). L'effet du relèvement du numerus clausus ne se fera d'ailleurs sentir qu'à partir de 2015, étant donné la durée des études médicales, précise la Drees. La densité médicale, c'est-à-dire le nombre de médecins pour 100.000 habitants, devrait ainsi régresser de 15,6%, passant de 335 pour 100.000 en 2002 à 283 pour 100.000 en 2025, compte tenu de l'augmentation de la population française attendue pendant la même période.Le nombre de médecins retrouverait alors en 2025 un niveau proche de celui des années 1980. Cette nette diminution s'explique à la fois par l«'entrée en exercice de promotions de médecins moins nombreuses et par d'importantes sorties d'activité», selon la Drees. Le nombre de médecins entrant en activité en 2004 correspond au numerus clausus de 1994 (environ 3.500 médecins formés par an), soit son niveau le plus bas depuis sa création.Le nombre de médecins cessant leur activité est appelé à fortement augmenter dans les années à venir, passant de moins de 4.000 par an à près de 9.000 d'ici 2010-2015.Les promotions de médecins entrées en faculté dans les années 1970, qui atteindront l'âge de la retraite à cette période, sont en effet très nombreuses, ayant bénéficié à l'époque d'un numerus clausus très élevé. L'âge moyen des médecins passerait ainsi de 47,5 ans en 2002 à 50,6 ans en 2015, avant de redescendre en dessous de 47 ans en 2025.En 2025, les femmes seraient plus nombreuses que les hommes parmi les médecins en activité (52% contre 48%).



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