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Le Conseil d'orientation des retraites en faveur d'une réforme

Les pensions de veuvage devraient prochainement sortir de la polémique


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- Le Conseil d'orientation des retraites (COR) a adopté par consensus, lundi 15 novembre, en séance plénière, son projet d'avis qui prône une modification profonde d'un décret contesté durcissant les conditions d'attribution des pensions de veuvage (réversion), a-t-on appris de sources syndicales.

Dans un projet d'avis, adopté par consensus , lundi 15 novembre, en séance plénière, le Conseil d'orientation des retraites (COR) a préconisé notamment la suppression du contrôle des ressources à partir de l'âge de 60 ans, et suggère que ne soient pas retenus dans le calcul des ressources les pensions complémentaires et les revenus du patrimoine.Un décret du 25 août 2004 avait modifié, à compter du 1er juillet 2006, le mode de calcul des «ressources personnelles» ouvrant droit, pour les veufs et veuves, au versement d'une pension de réversion de leur conjoint décédé. Le nouveau dispositif ne devait pas toucher les 2,3 millions de bénéficiaires actuels mais uniquement les veufs sollicitant une pension de réversion à compter du 1er juillet 2006.Toutefois, sa complexité avait semé le trouble et suscité une vive inquiétude parmi les retraités. Le ministre de la Santé, Philippe Douste-Blazy, avait annoncé le 10 novembre, l'ouverture d'une négociation avec les partenaires sociaux, les associations de veufs et de veuves et de retraités, «dès l'instant où on aura l'avis du COR». La CFTC a salué, dans un communiqué, «la position unanime des représentants du COR», ajoutant que «le gouvernement est amené désormais à conduire une négociation sur une réécriture du décret».Le secrétaire national de la CFDT chargé des retraites, Jean-Marie Toulisse, a également déclaré que «tous les membres du COR étaient (tombés) d'accord pour souhaiter une modification du décret», déplorant toutefois de «ne pas avoir encore eu de nouvelles du gouvernement» pour ouvrir une négociation. La pension de réversion, telle que mise en place au sortir de la Seconde guerre mondiale (en 1945) pour répondre à la «situation d'urgence sociale» des veuves de guerre, n'était plus adaptée, selon le ministère des Affaires sociales, aux conditions socio-économiques actuelles, où «les femmes travaillent et ont leurs propres pensions».Au 1er janvier 2003, on dénombrait en France quelque 3.228.927 veuves (10,5% de la population active) et 625.785 veufs (2,2%). Au sens du recensement, une personne veuve est définie comme une personne qui était mariée au moment où son époux ou épouse est décédé(e) et ne s'est pas remise en couple depuis.



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