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Le Parlement légifère sur la fin de la vie

Un Débat consensuel à l'Assemblée nationale


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Les députés ont engagé vendredi 26 novembre dans un climat consensuel l'examen en première lecture d'une proposition de loi relative aux droits des malades et à lafin de vie.

«Avec cette loi que vous allez voter, vous allez permettre de renforcer les droits des malades et permettre aux médecins d'assumer plus sereinement l'obligation qui leur est faite de soulager les personnes en fin de vie et de les laisser mourir lorsqu'elles le demandent», a déclaré le ministre de la Santé, PhilippeDouste-Blazy, vendredi 26 novembre, lors de l'examen en première lecture d'une proposition de loi relative aux droits des malades et à lafin de vie.«On pourra alors aider à mourir, mourir dignement sans pour autant demander la mort et la donner», a poursuivi Philippe Douste-Blazy. «Une mort humaine et digne est possible sans recourir à l'euthanasie. Il faut que les Français le sachent.» Il a reconnu qu'il restait «beaucoup à faire» en matière de soins palliatifs et s'est engagé à ce que «partout o l'on meurt, chacun puisse trouver l'aide dont il a besoin au seuil de la mort - le respect de ses droits, les mots et les gestes qui humanisent la fin de vie et donnent le sentiment de faire partie jusqu'au bout de la communauté des vivants».Le rapporteur UMP de la commission spéciale chargée d'examiner le texte, Jean Leonetti, a rappelé que c'était au lendemain de la mort du jeune tétraplégique Vincent Humbert, dont la mère Marie était dans les tribunes du public, qu'avait été constituée en octobre 2003, à l'Assemblée, une mission d'information qui est parvenue à mettre au point et à présenter le 30 juin dernier une proposition de loi.Jean Leonetti a rappelé les trois axes de la proposition de loi : lutter contre la souffrance, refuser l'obstination déraisonnable, acccrotre le droit des malades. «Cette loi correspond à un équilibre entre le respect de la vie et le respect de la liberté», a-t-il dit. «Elle constituera un progrès pour les malades et les professions de santé». Pour le député socialiste Gaëtan Gorce, président de la commission spéciale, «cette proposition ne peut certes prétendre apporter des réponses complètes et définitives à une question douloureuse qui fait de chaque cas une exception».«Mais elle fait franchir à notre société et à notre droit un pas considérable», a-t-il ajouté. «Elle rejette d'abord le statu quo, ce statu quo insupportable, ce mur de silence et d'hypocrisie, ce refus de voir et de comprendre qui fait d'un geste d'amour et d'humanité un crime punissable par la loi.»Le député communiste Michel Vaxès, membre de la commission, s'est déclaré convaincu que le texte proposé répondait «de façon raisonnable, équilibrée et efficace au problème posé». Une quarantaine d'orateurs devaient se succéder à la tribune avant le début de l'examen de la quinzaine d'articles que compte la proposition de loi. Le vote sur l'ensemble du texte est prévu mardi prochain. Tous les groupes ont annoncé qu'il le voteraient.



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