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Consommation de soins

L'assurance maladie se dote de cartes de France des disparités géographiques


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L'assurance maladie a publié jeudi 25 novembre, un document faisant apparaître les «disparités géographiques» en matière de prescriptions de génériques, d'antibiotiques, psychotropes, statines (anti-cholestérols) et de soins sans ou en rapport avec une affection longue durée (ALD).

On savait que d’une région à l’autre, des différences très importantes de consommations de soins pouvaient se produire. Jeudi 25 novembre, l’assurance maladie a rendu publique des cartes permettant de mesurer ces disparités. Avec ces cartes de France, la Caisse nationale d’assurance maladie souhaite «localiser les disparités qui pourraient être l'indice d'une moindre efficacité médicale ou d'un surcoût financier» , explique-t-elle dans ce document.A terme, et à l'aide d'analyses affinées, «la prise en compte» de cette «photographie» de la France et de ses «particularismes géographiques» doit permettre une «régulation efficace des soins et dépenses de santé», c'est à dire d'aboutir à une «maîtrise médicalisée» des dépenses, objectif central de la réforme de l'assurance maladie qui doit entrer en vigueur au 1er janvier.«La maîtrise médicalisée des dépenses devrait déboucher sur des accords ou des engagements qui comprendront des objectifs chiffrés de maîtrise médicalisée déclinés et suivis au niveau régional», poursuit l'assurance maladie. Celle-ci avait déjà, début novembre, évalué l'impact de ces disparités géographiques dans les dépenses de prescriptions médicales, entre 2 et 2,5 milliards d'euros par an, dont la moitié pour le seul poste de médicaments.S'agissant des génériques, le taux de prescription est par exemple de 67,95% pour la Mayenne et de 41,48% pour Paris. Pour les antibiotiques, le document montre un faible taux de prescription en Rhône-Alpes tandis que le Nord et le Pas-de-Calais sont en tête pour le nombre de boîtes délivrées par patient.Le centre de la France, les Côtes-d'Armor, le Finistère, le Pas-de Calais sont les plus gros consommateurs de tranquillisants, selon une autre carte. Une «forte dispersion des comportements départementaux» s'observe aussi pour la prescription de statines (anti-cholestérol), l'assurance maladie notant aussi une différence de prescription entre généralistes et cardiologues libéraux.Enfin, une carte montre des disparités dans la part des soins remboursée des personnes inscrites en affection de longue durée (ALD: diabète, cancer...) en rapport ou non avec cette affection.



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