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Handicap et sortie d'hôpital

Les professionnels de santé invités à coopérer


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Le retour à domicile après hospitalisation d'un adulte handicapé par une maladie ou un accident implique l'élaboration d'un «projet de vie» et nécessite une «véritable coopération entre professionnels hospitaliers et ceux du lieu de vie», a recommandé mercredi 15 décembre, un jury d'experts.

De plus en plus de personnes de tous âges, survivent à un événement de santé (maladie, accident vasculaire cérébral ou autre traumatisme...) qui aurait autrefois entraîné leur décès, mais avec parfois des séquelles qui engendre un grave handicap (moteur, neuropsychologique), a souligné mercredi 15 décembre, un jury d'experts réunis par l'Agence nationale d'accréditation et d'évaluation en santé (Anaes).Après un séjour hospitalier souvent long, le retour à domicile doit être organisé en tenant compte «des souhaits de la personne», de ses capacités, de ses besoins. La «sortie du patient se prépare dès l'admission à l'hôpital» : elle ne doit pas être «une fin, mais une étape dans un projet de vie à reconstruire», selon les conclusions d'experts.Un «document personnalisé» comportant les coordonnées de professionnels, services et institutions pouvant être contactés doit être remis dès la sortie de l'hôpital. «Rien ne peut se faire sans le médecin traitant qui est le personnage pivot parmi la multiplicité des intervenants à synchroniser», a estimé Jean-Marie Schléret (Conseil national consultatif des personnes handicapées) devant la presse.Les professionnels de santé sont invités à coopérer tant par une communication rapide de documents (fiche de suivi, dossier médical personnel ...) que lors de la prise en charge via des équipes mobiles, des services d'hospitalisation à domicile, des réseaux de soins...L'identification et l'évaluation des aménagements à prévoir (logement, aides techniques, ressources financières, aides humaines) peut impliquer une visite, par des intervenants extérieurs, du domicile ou de la structure d'accueil envisagée. La personne handicapée peut aussi grâce à des «permissions thérapeutiques» à domicile se retrouver confrontée à son cadre de vie.L'accompagnement psychologique de la personne qui doit affronter la découverte progressive de son handicap et de ses proches, est également recommandé.M. Schléret a aussi insisté sur le caractère «indispensable» de l'aide aux aidants familiaux et la nécessité de leur offrir un «répit» avec la prise en charge de la personne handicapée en structure d'hébergement temporaire.



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