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Malaldies neurologiques

Une famille d'antibiotiques aurait une effet neuroprotecteur


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Une famille d'antibiotiques à laquelle appartient la pénicilline pourrait avoir un effet bénéfique contre les dommages subis par les nerfs dans nombrede maladies neurologiques, comme les attaques cérébrales, la démence, l'épilepsie, la maladie de Charcot, selon des chercheurs américains.

Une famille d'antibiotiques appelés béta-lactamines aurait des effets protecteurs sur les dommages subis par les nerfs dans nombre de maladies neurologiques, comme les attaques cérébrales, la démence, l'épilepsie, la maladie de Charcot. Des travaux menées par des chercheurs américains sur des souris et publiés jeudi 5 janvier dans la revue scientifique britannique Nature révèlent toutefois que cette capacité passée jusqu’à présent inaperçue des antibiotiques n’a pas de rapport avec leur potentiel de destruction des bactéries.En fait, ces antibiotiques contrecarrent la dangereuse surdose au niveau des nerfs d'un des messagers chimiques du cerveau, le glutamate, en actionnant un gène, le GLT1 qui provoque une augmentation du nombre des transporteurs chargés d'évacuer le surplus de glutamate.Normalement, le glutamate excite les nerfs pour faciliter la transmission des messages électriques d'un nerf à l'autre, mais son excès les tue, comme dans la sclérose latérale amyotrophique (SLA) ou d'autres maladies. «Il serait grandement prématuré pour les patients concernés de réclamer ces antibiotiques ou d'en prendre de leur propre chef», met cependant en garde le responsable de l'étude, le Pr Jeffrey Rothstein, directeur, à l'université Johns Hopkins, d'un centre de recherche sur la SLA.L'université et ce spécialiste, détenteurs de brevets couvrant ce potentiel thérapeutique, ont cédé une licence au laboratoire Ruxton. «Seul un essai clinique peut prouver l'éventuelle utilité de ces antibiotiques et leur innocuité à long terme», selon le neurologue. L'injection quotidienne de l'antibiotique ceftriaxone dès les premiers signes de SLA a retardé les dommages nerveux et augmenté de dix jours la survie des souris par rapport à leurs congénères non traités. La pénicilline marche mieux en éprouvette, mais sur l'animal, c'est la ceftriaxone, sans doute parce qu'elle atteint plus aisément le cerveau.Les chercheurs envisagent un cocktail thérapeutique pour prévenir les autres causes de dégénérescence nerveuse, car le traitement n'a pas empêché les souris de succomber (faiblesse et paralysie). La SLA est une maladie neurologique dégénérative (troubles moteur, de la déglutition, puis état grabataire), survenant généralement vers 50-60 ans, avec une durée moyenne d'évolution de 3 ans. 20 % des malades vivent plus de 5 ans après l'apparition des premiers symptômes et 10 % en moyenne 10 ans.Dans les formes bénignes, la maladie peut rester stable plus de 30 ans.Décrite par le Français Jean-Martin Charcot en 1869, cette maladie (dite de Lou Gehrig aux Etats-Unis) toucherait près de 2 personnes pour 100.000 habitants par an (trois cas diagnostiqués par jour en France, 15 aux Etats-Unis).



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