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Loi sur le handicap

La gauche et les associations critiquent la timidité du texte


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  • A l’Assemblée nationale, la gauche, par la voix de Daniel Paul (PCF) et Hélène Mignon (PS), a déclaré que le projet «ne répond pas aux attentes» et «aux besoins» exprimés par les intéressés. Dénonçant «une vision désuète et inopérante du handicap», M. Paul a qualifié de «décevant» le résultat des débats parlementaires, Mme Mignon évoquant pour sa part une «loi en trompe-l'oeil». Répliquant à la gauche, Mme Montchamp a dénoncé «la doctrine de l'assistance et la logique des projets sociaux sans financement».
  • Au nom de l'UDF, Claude Leteurtre a également regretté un «toilettage de façade» de la loi de 1975, ajoutant que son groupe votait le texte «sans véritable enthousiasme et avec beaucoup de regrets».
  • L'Union nationale des associations de parents et amis de personnes handicapées mentales (Unapei, 750 associations représentant 60.000 familles) a regretté loi handicap adopté la veille en deuxième lecture, tout en saluant la «levée» de «certaines »inquiétudes.«En dépit de ses propositions, pourtant reprises par les députés, l'Unapei regrette que ce texte ne consacre encore que de timides avancées et que certaines de ses demandes n'aient pas été prises en compte», a indiqué l'association dans un communiqué.Tel est le cas pour sa demande de services d'insertion professionnelle spécifiques aux besoins des personnes handicapées mentales, a-t-elle expliqué, en espérant que l'examen du texte en commission mixte paritaire, le 25 janvier, permettrait d'améliorer le texte de loi. «Il faut qu'un nouveau souffle soit donné à ce texte pour répondre aux attentes des personnes handicapées mentales et de leurs familles aujourd'hui insatisfaites d'une loi qui ne prend pas suffisamment en compte leur spécificité», écrit l'association.Au chapitre des points positifs, l'Unapei s'est félicitée de que la deuxième lecture ait «permis de lever certaines inquiétudes résultant d'amendements sénatoriaux». Ainsi, la représentation des associations au sein des instances nationales et locales sera soumise «à des critères objectifs de représentativité». En outre, s'est-elle félicitée, a été supprimée une disposition qui tendait à empêcher la scolarisation des enfants handicapés au motif «qu'ils auraient risqué de provoquer des troubles perturbant la communauté des élèves».Le rétablissement de l'obligation de formation des professionnels de l'enseignement à l'accueil des élèves handicapés «répond aussi aux demandes de l'Unapei». Enfin, l'Unapei «relève avec intérêt» la création d'une garantie de ressources pour les personnes lourdement handicapées ou encore la majoration pour la vie autonome.
  • Le Collectif des Démocrates Handicapés (CDH) a dénoncé jeudi le vote d'"une bombe à retardement", après l'adoption par l'Assemblée nationale mardi en deuxième lecture du projet de loi sur les droits des personnes handicapées. Cette loi "ne répond ni aux attentes du monde associatif, ni à celles des personnes handicapées et de leur famille", a estimé le CDH dans un communiqué. "Le vote d'un tel texte, démuni d'un travail d'identification des besoins, aura des conséquences budgétaires imprévisibles, dont les usagers handicapés seront les premières victimes", a-t-il ajouté.Le CDH s'inquiète aussi de "l'absence de création d'un fonds d'urgence pour résoudre les situations individuelles dramatiques qui ne sauraient attendre la publication des 70 décrets". Mouvement politique créé en décembre 2000, le CDH, qui compte des éluslocaux, entend représenter politiquement les quelque cinq millions de personneshandicapées en France.


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