Agevillage

Maltraitance : enquête qualitative

Professionnels et familles coupables d'atteintes à l'intégrité, à la dignité et à l'autonomie citoyenne


Partager :

La Direction de la recherche des études de l’évaluation et des statistiques (DREES*) vient de publier les résultats d’une recherche, qu’elle a commandé à une équipe de sociologues, portant sur les définitions et perceptions du phénomène de maltraitance par les personnes âgées.Cette étude avait pour objectif d’une part de caractériser les différents aspects des maltraitances perçues et d’autre part de comprendre comment et pourquoiles personnes âgées et leur entourage décident de porter plainte.La méthode utilisée pour cette recherche combine l’analyse des dossiers de plaintes adressées en 2002 et 2003 directement à la Direction générale des affaires sociales et une enquête de type qualitatif par entretiens semi directifs auprès d’une quarantaine de personnes âgées, pour lesquelles ni elles-mêmes, ni leur entourage n’avaient exprimé de plainte auprès des autorités.Direction et personnels de l’établissement, autres résidents, familles, voisinage, toutes les personnes intervenant auprès des personnes âgées sont susceptibles d’être incriminées.Violences physiques, vols escroqueries, violences verbales, dénutrition, malnutrition, négligence dans les soins médicaux ou paramédicaux, inattention à la souffrance exprimée sont les motifs de plaintes et ce, quelque soit la résidence de la victime.En établissement s’ajoutent le manque d’hygiène des locaux et des corps, lenon respect de la dignité, la contention, les représailles ou des menaces, l’incompétence des personnels et l’inadaptation de la structure.En répondant au sociologue, les personnes âgées ne mentionent curieusement pasde violences physiques, mais en établissement, comme à domicile, elles se plaignent d’être victimes de vol et d’escroquerie, de violences verbales, d’inattention à la souffrance physique ou psychique qu’elles expriment. Elles font également part de ressentis plus intimes : le manque d’aide (ou de personnel) ainsi que d’argent, la solitude et l’isolement, le défaut ou le refus de soins, Plus spécifiquement en établissement, outre l’expression par elles-mêmes des motifsde plaintes recensés dans les dossiers, elles déplorent le manque d’affection,la séparation avec le conjoint, le non-respect de leur dignité, un « placement» forcé.Les perceptions des victimes. Les Discours des personnes enquêtées et les lettres adressées à la DGAS ont conduit la DREES à proposer la typologie suivante :
  • les atteintes à l’intégrité ;
  • les attentes à la dignité ;
  • les atteintes à l’autonomie citoyenne
  • Pour approfondir le sujet cliquez ici (*).*La DREES dépend du Ministère de l'Emploi, du travail et de la cohésion sociale et du Ministère des solidarités, de la santé et de la famille.



    mis à jour le

    Partager :


    Vos réactions

    Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



    Réagir à cet article :

    * ne sera pas affiché


    HAUT DE PAGE

    © Eternis SA -