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Faut-il avoir peur de la maladie d'Alzheimer ?

L’émission « ça se discute » a tenté de dédramatiser la maladie


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L'émission du mercredi 23 février 2005, a permis à partir des témoignages recueillis de dire la maladie, ses étapes, ses phases si difficiles. Mais aussi ses moments d'échange, d'amour, de complicité maintenus jusque dans les derniers instants.
  • Benabdallah, 70 ans a perdu ses repères. Ses filles l'entourent. L'une a quatre enfants mais aide chaque jour sa mère à s'occuper de son père. Elle refuse qu'il aille dans un "centre". Elle dit aussi : "On se prépare à l'avancée de la maladie, on est prêt, mais au fond, on ne sera jamais assez prêt".Une autre fille de Ben refuse cette maladie, qui transforme son père, qu'elle ne reconnaît plus "Lui qui a tant fait pour nous". En revanche les petits enfants adorent venir jouer avec ce grand-père au regard très aimant, qui sourit beaucoup quand il ne pleure pas "comment j'étais, comment jesuis"...
  • Mariette, 70 ans, a été diagnostiquée il y a 7 ans. D'un tempérament très vivant, elle sent "qu'elle n'est plus dans le coup, que sa mémoire fout le camp"... Alors chaque jour elle écrit avec énergie et application dans son carnet, ce qu'elle vit, ce qu'elle doit faire. Elle marche beaucoup, chante et témoigne d'une énorme envie d'aimer les autres, de témoigner pour eux "si ça peut aider..."Elle et son mari sont très proches, indispensables l'un à l'autre. Ce mari se désole que sa femme se souvienne des moments douloureux de leur vie, mais témoigne que l'amour fait tout supporter.
  • La fille d'une vieille dame, qui ne se sent pas malade, a fait venir sa mère chez elle. Mais une semaine par mois, sa mère part dans un centre en lequel elle a toute confiance.
  • La décision du placement est devenue une évidence pour cette autre fille de malades : maman Alzheimer et papa Parkinson. Elle a pu longtemps les maintenir à domicile tous les deux. Les "bétises" permanentes de sa mère (sortieà toute heure, faire cuire la salade...) ont eu raison de ses réticenses. Question de sécurité pour son père et pour elle. Sa maman est maintenant en maison de retraite. Sa fille remarque que les échanges (surtout physiques : les caresses, les regards) sont toujours possibles. Elle a besoin de courir, alors elle courre avec elle dans la maison...
  • Aurélie a vu son père décliner de façon fulgurante en 4 ans. Touché par lamaladie à l'âge de 48 ans, il vit aujourd'hui dans un état végétatif, incapable de bouger ou de parler. A peine reconnaît-il ses proches. Pourtant, Aurélie sent la relation, espère que la fin arrivera paisiblement.
  • Françoise a préféré divorcer de son mari atteint d'une démence proche de Alzheimer, quand il a commencé à avoir des pertes de mémoires et des troubles ducomportement (violences). A contre coeur, elle a souhaité se protéger et protéger ses enfants.
  • La mère de Patrick a disparu il y a un an de la maison de retraite qui l'hébergeait. Après un an de recherches, d'enquêtes et de battues, Patrick ne dispose d'aucun indice. Il pense sa mère encore vivante.
  • Des médecins, neurologues sont venus expliquer les différentes étapes de la maladie, les traitements qui aident à vivre mais ne guérissent pas, en attendant une nouvelle piste de vaccin.Max Gallo, dont la mère et la grand-mère étaient atteintes, a traduit la douleur des proches face à cette maladie. Elle touche l'homme dans son lien avec lui-même, dans son lien avec les autres hommes.



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