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lundi de Pentecôte travaillé

Parents et enseignants montent au créneau


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A six semaines du week-end de Pentecôte, parents et syndicats d'enseignants montent au créneau contre le lundi de Pentecôte travaillé.

La FCPE a appelé mercredi 30 mars à ne pas envoyer les enfants à l'école le jour-du prochain lundi de pentecôte et la FSU a demandé au Premier ministre qu'il revienne sur ce projet de supprimer un jour férié pour financer la médicalisation des maisons de retraite. «Cette journée ne concerne pas les élèves, qui ne peuvent y contribuer financièrement car ils ne sont pas salariés", a affirmé la FCPE, en évoquant la décision gouvernementale de supprimer un jour férié pour financer un plan en faveur des personnes âgées et dépendantes.La première fédération de parents a ainsi appelé tous les parents à faire comme ceux du Gard, de Belfort, de Moissac (Tarn-et-Garonne) ou de Vic-Fezensac (Gers) qui n'ont pas envoyé les enfants à l'école le lundi de Pâques. Dans ces villes et départements, il avait été prévu d'échanger le lundi de Pâques, travaillé, contre celui de Pentecôte, conservé.«Il n'y a aucune obligation pour les parents de se plier à cette injonction» , a déclaré le président de la FCPE, Georges Dupon-Lahitte. « Dès le début, nous avions dit que cette décision amènerait pagaille générale et cacophonie absolue. La preuve en a été faite lundi dernier», a-t-il ajouté. Il a également estimé qu'il «ne s'agissait que d'une mesure prise précipitamment pour rattraper une gestion désastreuse de la canicule de l'été 2003».Même son de cloche à la FSU. La principale fédération de l'enseignement a demandé à Jean-Pierre Raffarin qu'il «tire les leçons de la pagaille du lundi de Pâques et revienne sur sa décision». «Si le Premier ministre la maintient, ce sera une répétition à grande échelle du gâchis et du gaspillage de lundi dernier», a déclaré son secrétaire général, Gérard Aschieri. «Il y a d'autres moyens d'être solidaires que de supprimer un jour férié, d'augmenter autoritairement et unilatéralement notre temps de travail. La meilleure façon d'être solidaires serait de prélever sur les profits, de jouer sur la fiscalité», a-t-il ajouté. Il a indiqué que la FSU discutait actuellement, elle aussi, de la possibilité d'un mot d'ordre pour le lundi de Pentecôte. Une décision sera prise vers la mi-avril. Déjà, son principal syndicat, le Snes (lycées et collèges) a lancé l'idée d'une «grande journée interprofessionnelle d'action» pour ce lundi de la Pentecôte 2005, à quinze jours du référendum sur la constitution européenne.L'autre grande fédération enseignante, l'Unsa, est tout aussi virulente. C'est une mesure «inefficace économiquement et ne pouvant servir qu'à déstabiliser l'école», a déclaré son secrétaire général, Patrick Gonthier. Toutefois, pour le ministre de l'Education nationale, François Fillon, il suffit d'attendre «un peu de temps» pour «ancrer de nouvelles habitudes dans l'esprit des Français».«Les entreprises ont payé l'impôt de solidarité qui correspond à cette journée de travail supplémentaire. Il fallait donc bien qu'elle ait lieu», a-t-il dit mercredi matin sur RTL.



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