Agevillage

Sans exclure une adaptation

Jean-Pierre Raffarin maintient le lundi de Pentecôte comme jour ouvré


Partager :

Le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin est resté ferme sur le lundi de Pentecôte travaillé, malgré l'impopularité de cette mesure à deux semaines duréférendum, en renvoyant à 2006 pour d'éventuels aménagements.

En dépit des critiques syndicales et politiques, y compris dans son propre camp, Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre, n'a cessé de répéter que la loi devait être «appliquée par tous»et que la France n'avait «guère de choix»qu'une journée de solidarité pour financer l'aide aux personnes dépendantes, sauf à «augmenter les prélèvements obligatoires».Pour preuve de son pragmatisme, le premier ministre a souligné qu'employeurs et salariés pouvaient s'entendre sur un autre jour que le lundi de Pentecôte, la loi «disant que c'est le 16 mai quand il n'y a pas d'accord».Devant les crispations des élus UMP, qui s'inquiètent des retombées négatives de cette mesure pour le tourisme local et de son coût politique, M. Raffarin a toutefois accepté le principe d'un bilan au lendemain du 16 mai. «Cette journée de solidarité fera l'objet, comme toutes les réformes importantes, d'une évaluation et d'une éventuelle adaptation» a-t-il déclaré lors de l'installation de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie (CNSA) le 2 mai.

Adaptation

Cette idée d’une adaptation possible a été reprise par Michèle Alliot Marie, ministre de la défense et par Catherine Vautrin, sécrétaire d’Etat aux Personnes âgées. Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, a indiqué jeudi 12 mai sur RMC que «des aménagements»sont toujours possibles en rappelant qu'une autre date que le lundi de Pentecôte pouvait être «librement choisie»par les entreprises.La secrétaire d'Etat aux personnes âgées, Catherine Vautrin, de son côté a défendu vendredi 13 mai à Dijon le principe de la journée de solidarité, tout en admettant qu'il y aura "probablement" des aménagements après l'évaluation de cette première journée organisée lundi. Selon Mme Vautrin, il appartient au comité d'évaluation de la journée de solidarité mis en place jeudi par le Premier ministre "de faire des propositions". Il y aura des "aménagements probablement, mais sur le fond, il faut des ressources nouvelles pour des besoins de protection nouveaux, c'est indispensable".



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -