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Au lendemain du lundi de Pentecôte

Quelle solidarité ?


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par Annie de Vivie

Les salariés de Total reprennent progressivement le travail. Après cinq jours de grève et cinq raffineries bloquées, ils ont montré qu’ils étaient prêts à assécher les pompes à essence pour obtenir la restitution du jour de congé qui leur avait été supprimé au nom du respect de la loi sur la journée de solidarité. Ce long conflit au sein du groupe pétrolier, est révélateur de l’état d’esprit des salariés. Ils ne sont pas moins généreux que les autres, mais ne veulent pas être les seuls à contribuer au maintien à domicile des personnes âgées ou à la médicalisation des maisons de retraite.Même si Jean-Pierre Raffarin s’est félicité mardi 17 mai, sur France 2 que les Français aient pu « donner à la France par leur travail 2 milliards d'euros pour les personnes âgées pour les personnes handicapées», la loi devra être modifiée. Syndicats et professionnels de santé demandent une solidarité étendue à tous et une politique fiscale plus juste pour financer l'aide aux personnes âgées et handicapées.Les transports paralysés dans une trentaine de villes, les écoles à moitié vides, les entreprises tournant au ralenti avec nombre de salariés en congé ou en RTT : la journée de travail sans rémunération supplémentaire, instaurée par la loi du 30 juin 2004 n'a pas fait recette.Le comité chargé d'évaluer le dispositif qui a été mis en place par le premier ministre lui même, a donc une tâche importante : il devra travailler à la mise en place de solutions alternatives et tout aussi rentables. Toutes les pistes semblent envisagées : abandonner le lundi de Pentecôte pour «sept heures de solidarité à la carte», rétablir la vignette automobile, taxer les assurances ou encore raccourcir d'un jour les vacances de la Toussaint, sont quelques-unes des voies évoquées par l'un des membres du comité, le député UMP du Haut-Rhin Jean-Louis Christ.L’occasion est en tous cas offerte de rebondir pour élargir rapidement les ressources dévolues aux personnes âgée en mettant à contribution les détenteurs de capitaux, les professions non salariées, et peut être même les retraités. Après Philippe Douste-Balzy, ministre d ela santé, la présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz, a fait justement remarquer que «les journées de solidarité ne seront jamais suffisantes» face à «l'enjeu de société» de la prise en charge des personnes âgées. Responsables de maisons de retraite et retraités eux aussi exigent une remise à plat de la question du financement de la prise en charge des personnes âgées et dépendantes.Alors, pourquoi attendre ?Agevillage depuis cinq ans milite pour cette prise de conscience. Nous valorisons les initiatives (comme cette Inventer le financement de ces services...



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