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Pentecôte ouvrée

«Les journées de solidarité ne seront jamais suffisantes selon la présidente de la Cnav


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La présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz, juge que «les journées de solidarité ne seront jamais suffisantes face à «l'enjeu de société de la prise en charge des personnes âgées, mardi 17 mai, au lendemain du «cafouillis du lundi de Pentecôte.

Le lundi de Pentecôte a été un «cafouillis et c'est dommage parce que ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu qui est un vrai enjeu de société, a affirmé Mme Karniewicz présidente de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav). «Il fallait fédérer la solidarité, mais d'une façon plus consensuelle, pas uniquement sur les salariés, mais partagée, et mieux préparée surtout car a-t-elle poursuivi, «les journées de solidarité ne seront jamais suffisantes.Un comité d'évaluation, qui s'est réuni pour la première fois mardi dernier proposera d'ici fin juin des pistes pour «assouplir les modalités de la +journée de solidarité+, instaurée par la loi du 30 juin 2004. Celle-ci impose un jour de travail sans rémunération supplémentaire aux salariés et aux entreprises une contribution de 0,3% de leurs cotisations pour collecter 2 milliards d'euros en faveur des personnes âgées et dépendantes.«On sait très bien que les ressources actuelles, qui sont assises sur les salaires, sont largement insuffisantes, elles le seront de plus en plus compte tenu du vieillissement de la population, a-t-elle plaidé. Selon elle, la «seule proposition qui tienne la route aujourd'hui est de «se pencher sur le financement de toute la protection sociale.«On est dans le rouge partout, et il faut trouver de nouvelles sources de financement pour tous ces besoins, de maladie, de vieillesse, de dépendance et de handicap, a-t-elle rappelé. «Il faut que sérieusement, les politiques se penchent sur ces problèmes de financement, parce que sinon on va droit dans le mur, juge Mme Karniewicz. «On sait très bien qu'en ce qui concerne la dépendance, compte tenu du vieillissement, on n'a pas assez de maisons, on n'a pas assez de structures, donc on va aller vers une non-prise en charge de ce problème, a-t-elle conclu.



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