Agevillage

Personnes âgees, dépendance, vieillissement

Philippe Bas, un proche de l'Elysée pour dossiers sociaux sensibles


Partager :

L'ex-secrétaire général de l'Elysée, Philippe Bas, est entré au gouvernement pour parachever l'une des grandes réformes du quinquennat, l'assurance maladie, et piloter une des «priorités nationales»décrétées par le président, le handicap.Catherine Vautrin, unanimement saluée par les professionnels, prend la charge du Ministère délégué à la cohésion sociale et à la parité. Elle emmène avec elle son actuel directeur de cabinet, Jean-Paul Le Divenah

Philippe Bas, nommé jeudi ministre délégué à la Sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées et à la famille, n'était apparu sur la scène publique qu'à l'occasion de ses annonces, sur le perron de l'Elysée, de la composition des gouvernements Raffarin, en sa qualité de secrétaire général de la présidence de la République.Ces brèves apparitions n'auront toutefois pas suffi, à faire connaître ce haut fonctionnaire de 46 ans, grand spécialiste des questions sociales imprégné des valeurs de la démocratie chrétienne, qui occupe depuis 2002 un poste-clé auprès de Jacques Chirac.En entrant dans le gouvernement de Dominique de Villepin, il retrouve l'ancien secrétaire général de l'Elysée auprès de qui il avait travaillé d'abord comme conseiller social (1997-2000), puis comme secrétaire général adjoint de 2000 à 2002 à la présidence de la République.Ce Conseiller d'Etat a souvent été présenté comme, «l'anti-Villepin», tellement son style discret et ses airs de premier communiant tranchent avec la fougue et le brio de son prédécesseur qui séduisaient Jacques Chirac. Ancien collaborateur de Simone Veil et de Jacques Barrot, ce centriste d'origine n'est pas un chiraquien historique. Il a su néanmoins s'imposer par ses qualités d'homme de cabinet et gagner la confiance du chef de l'Etat qui l'a récompensé en le nommant, après sa réélection en 2002, secrétaire général de la présidence, un «poste de vigie » au sommet de l'Etat.Sa fibre sociale s'est aussi trouvée en phase, avec un Jacques Chirac soucieux de renforcer la cohésion sociale et de préserver le modèle français. Dans son parcours rectiligne, Philippe Bas a néanmoins fait un détour: il fut durant trois ans (1989-1992) conseiller juridique du président sénégalais Abdou Diouf. De ce séjour, il a gardé une attirance pour le continent africain, un lien supplémentaire avec Dominique de Villepin et Jacques Chirac.Les points positifs de cette nomination sont : - le rassemblement dans une même main, des dossiers handicap et grand âge.- Le rassemblement des deux dossiers précités avec celui de la sécurité sociale. Ainsi, l’un ou l’autre pourra plus difficilement servir de variable d’ajustement des déficits. Lors de la préparation de l’Ondam (Objectif national des dépenses d’assurance maladie), le décideur et le payeur seront une seule et même personne et les choix seront clairs.- Enfin, au moment ou la CNSA se met en place, il était logique que le gouvernement devienne cohérent avec lui-même et organise enfin la convergence entre le handicap et le grand âge.Né le 20 juillet 1958 à Paris,Philippe Bas, , diplômé de Sciences politiques, licencié en droit et énarque (promotion Louise Michel), intègre le Conseil d'Etat en 1984 comme auditeur, avant d'être promu maître des requêtes (1987) puis conseiller d'Etat (1999). Après un premier poste de conseiller technique auprès de Jean-Pierre Soisson au ministère du Travail dans le gouvernement de gauche de Michel Rocard, il retrouve les cabinets ministériels à la victoire de la droite en 1993, d'abord comme conseiller puis directeur adjoint du cabinet de Simone Veil, ministre d'Etat, en charge des Affaires sociales.Après l'élection de Jacques Chirac en 1995,, il devient directeur de cabinet du ministre du Travail centriste Jacques Barrot et, à ce titre, fut étroitement associé au plan de réforme de la Sécurité sociale d'Alain Juppé qui dû finalement être retiré sous la pression de la rue.Avec l'arrivée du socialiste Lionel Jospin à Matignon après la dissolution ratée de 1997, Philippe Bas rejoint l'Elysée où il sera resté huit ans. Catholique pratiquant, il est marié et père de quatre enfants.



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -