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Pentecôte – solidarité – vieillesse

La commission d’évaluation note le refus général d’un jour de travail supplémentaire


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La commission chargée d’évaluer la mise en œuvre de la journée de solidarité avec les personnes âgées et handicapées admet qu’un consensus se dégage en faveur d’un impôt spécifique, plutôt que d’une journée de travail supplémentaire.

Le président du comité d'évaluation de la mise en oeuvre de la journée de solidarité Jean Leonetti (UMP), a affirmé mardi 7 juin qu'un «consensus» se dégageait en faveur d'un «impôt» spécifique plutôt que d'une journée travaillée non payée. S'exprimant lors du point de presse hebdomadaire du groupe UMP dont il est le premier vice-président, M. Leonetti a ajouté que beaucoup des personnes qu'il a auditionnées «adhéraient à l'idée de plus de souplesse».«Il apparaît également qu'il y a des solidarités qui ne sont pas négociables» comme celle en faveur «des handicapés et des personnes âgées, qui est consensuelle et partagée, et il y a des solidarités qui le sont», a-t-il dit. Il a expliqué que «la solidarité envers celui qui travaille, paie l'impôt par rapport à celui qui éventuellement échappe au contrôle et se trouve dans un système d'assistanat sans travailler avec des revenus équivalents, était une solidarité constestable et contestée» .«Il y a consensus là dessus et il y a même un consensus sur un éventuel impôt» finançant la solidarité en faveur des personnes âgées et handicapées, a ajouté M. Leonetti pour qui «il y a une demande de justice».CGT ET FNADEPALa CGT auditionnée le mardi 7 par la mission Léonetti a réitéré son exigence d'une «annulation pure et simple de la mesure».«La CGT refuse toute notion de travail gratuit, quels qu'en soient la durée, la date, et l'objectif», a déclaré dans un communiqué Maryse Dumas, secrétaire confédérale de la CGT entendue par la mission. Jeudi 9 juin à Marseille Claudy Jarry, le président de la Fédération nationale des associations de directeurs d'établissements et services pour personnes âgées (Fnadepa) a déclaré de son côté que «la suppression d'un jour férié a fait naître de grandes attentes et provoqué de grandes déceptions» quant aux espoirs d'amélioration de la qualité des soins et de diminution de la contribution des familles, a souligné, président de la Fnadepa, réunie à Marseille pour son congrès annuel national.«Les 171 millions d'euros qu'on nous a promis vont mettre beaucoup de temps à arriver et ils sont une goutte d'eau dans la mer», a-t-il déploré, soulignant que «peu de choses vont changer». «Le risque, c'est que le soufflé provoqué par la canicule ne retombe, que la société ait l'impression d'avoir déjà donné avec le jour férié, et qu'on continue à foncer droit dans le mur», a souligné M. Jarry.«Les établissements n'ont pas les moyens d'accomplir ce qu'on attend d'eux, il faut donc avoir le courage politique de trouver d'autres solutions, la suppression d'un nouveau jour férié, la levée d'un nouvel impôt, ou encore l'abandon par le secteur public de l'accueil des personnes âgées, qui pourrait être laissé au secteur privé», a-t-il souligné.



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