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Anti-cholestérol: 2 médicaments dans le collimateur de l'assurance maladie


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L'assurance maladie va vérifier «le respect de la réglementation» par certains médicaments anti-cholestérol, dont le Crestor et l'Ezetrol, qui seraient l'objet d'une «proportion importante de prescriptions non conformes» aux situations médicales définies par les autorités médicales.

«Dans les prochaines semaines, l'assurance maladie va rappeler aux médecins généralistes et spécialistes les conditions médicales de prise en charge du Crestor et de l'Ezetrol», a indiqué mardi 7 juin à la presse le directeur de l'Union nationale des caisses d'assurance maladie (Uncam), Frédéric van Roekeghem.Selon M. van Roekeghem, ces deux anti-cholestérol «ne sont remboursables qu'en seconde intention». «Crestor concerne les patients dont le taux de cholestérol ne peut être équilibré par une autre statine», a indiqué M. van Roekeghem, ajoutant que l'Ezetrol «est indiqué principalement chez les patients avec hypercholestérolémie non contrôlée par une statine seule». «A partir de la mi-juin», l'Uncam enverra un courrier «rappelant aux médecins les indications thérapeutiques remboursables aux médecins qui ne les respectent pas de manière répétée», a indiqué M. van Roekeghem.A l'issue de cette première étape, l'assurance maladie «examinera les conditions» des articles (19, 23 et 29) de la réforme de l'assurance maladie qui prévoient notamment des sanctions pour les médecins et des refus de remboursements. Selon l'assurance maladie, le montant des remboursements du Crestor s'est élevé en 2004 à 40 M EUR et celui de l'Ezetrol à 45 M EUR. Dans un communiqué, le groupe pharmaceutique britannique AstraZeneca, qui produit le Crestor, s'est dit «surpris des informations communiquées par la Cnam (...) visant à mettre en doute le bon usage de ce médicament par le corps médical».«La notion de seconde intention que (la Cnam) retient ne repose en effet que sur un modèle informatique ne prenant pas complètement en compte la réalité médicale de la prescription», fait valoir AstraZeneca. «Ainsi, par exemple, un médecin qui aurait traité un patient par statine pendant plusieurs années et qui aurait interrompu son traitement pendant six mois se verrait sanctionné en cas de prescription de Crestor à ce patient qui n'aurait pas atteint les objectifs thérapeutiques fixés par l'AFSSAPS (Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé, ndlr)», relève le laboratoire.L'assurance maladiea prévu d'économiser cette année 161 millions d'euros sur le remboursement des statines, des médicaments anti-cholestérol utilisés par quelque cinq millions de personnes, dans le cadre d'un plan global de réduction des dépenses de 998 millions en 2005.



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