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Les particuliers employeurs à l'heure du plan Borloo

«Combien ça coûte?"


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Combien cela coute-t-il ? Puis je avoir confiance ? Telle sont les questions qui animent les retraités lorsqu’il est questiond’emploi domestique

«Combien devrais-je payer pour une dame de compagnie pendant huit jours ?» Des démarches simples, du personnel qualifié, et des personnes de confiance, telles sont les attentes de France, Olga, Antoinette, Mauricette et Nicole, retraitées parisiennes réunies autour d'une tasse de café dans les locaux d'Aritas, une association qui forme et place des «employés familiaux».«Mais combien vais-je payer?», insiste Olga Gaubert, 89 ans, guère passionnée par les nuances entre salaire brut et salaire net, charges patronales et déductions fiscales. «A peu près 400 euros nets», lui indique la responsable insertion d'Aritas, Souad Chadli.«Actuellement, vous devez déclarez cette personne à l'Urssaf. La loi Borloo simplifie les démarches», précise Daniela Urda, la directrice, en évoquant «le chèque emploi service universel». «Et les 400 euros, vous en déduirez la moitié de vos impôts», ajoute-t-elle. «Ca va concurrencer le travail au noir», espère Souad Chadli. La directrice d'Aritas explique que «si le plan fonctionne, les soins esthétiques et la coiffure pourront être faits à domicile». «Et les prestations para-médicales ?», s'interroge Antoinette Gaillot, 76 ans. Et bien non, d'après la directrice.

«Elle a mon trousseau de clé"

Certaines retraitées font remarquer que «les bénévoles des petits frères des pauvres» rendent déjà des services à la personne. «Le bénévolat c'est bien, mais on a besoin de gens formés», tempère la directrice, qui vante les «vrais métiers» du plan Borloo. Antoinette approuve. «J'avais pris quelqu'un pour le ménage. Cette personne ne savait pas du tout faire les cuivres. J'étais un peu ahurie».«Beaucoup de personnes choisissent ces métiers parce qu'elles n'ont rien trouvé d'autre», explique Souad Chadli, qui dispense des «formations qualifiantes» et des formations continues dans ce secteur. Parfois aussi, «il faut que les salariées apprennent le français», ajoute Mme Chadli, selon qui «70%» sont des étrangères.«C'est très important de trouver quelqu'un de confiance», affirme Marinette Lopez, 76 ans, parlant avec chaleur de sa femme de ménage portugaise. «Elle a mon trousseau de clés. Je la considère comme ma fille. Elle habite à 150 m de chez moi. Je peux l'appeler jour et nuit».Consciente de l'importance de la fiabilité des personnels, Aritas est attentive aux éventuelles «usurpations d'identité», quand «les gens travaillent avec des cartes d'identité d'autres personnes». Un phénomène rare, selon l'association.Aritas reconnaît que les «services à la personne» ne sont pas à portée detoutes les bourses. «Certains disent qu'un temps plein c'est trop cher et que donc ils préfèrent ne déclarer qu'à temps partiel», confie la directrice.



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