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Lundi de Pentecôte - Solidarité – vieillesse

Le jour férié travaillé devrait rapporter «2 à 3 milliards d’euros»


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Le premier lundi de Pentecôte travaillé a rapporté de «2 à 3 milliards d'euros» de recettes pour les besoins des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes, a annoncé jeudi 23 juin le député UMP Jean Leonetti,président du comité d'évaluation de la journée de solidarité.

Une étude de l’Institut national de la statistique est venu raviver le débat autour du lundi de Pentecôte travaillé pour financer les besoins des personnes handicapées et des personnes âgées dépendantes. «L'Insee dit que le pourcentage d'augmentation du produit intérieur brut est voisin de zéro, ils ont raison, mais quand le PIB d'une nation comme la nôtre c'est 1.600 milliards d'euros (..) en une demi-journée comme a été travaillé le lundi de Pentecôte, on produit 2 à 3 milliards», a déclaré M. Leonetti à la presse dans les couloirs de l'Assemblée.Dans un rapport rendu public jeudi 23 juin, l'Insee conclut que le lundi de Pentecôte, le 16 mai dernier, a été à moitié travaillé, et que ce supplément d'activité devrait avoir un impact quasi nul sur la croissance en 2005. La «Journée de solidarité» instituée par le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin au lendemain de la canicule de l'été 2003 (15.000 morts), visait à dégager deux milliards d'euros par an pour le financement de la dépendance des personnes âgées et des handicapés.«C'est vrai que ce n'est pas beaucoup en pourcentage, mais en chiffre absolu c'est l'argent dont on a besoin pour les personnes handicapées et pour les personnes âgées dépendantes», a souligné le député, qui prévoit de remettre son rapport au Premier ministre «à la fin de la semaine prochaine, ou au tout début de la semaine d'après».Dans un entretien au Parisien/Aujourd'hui en France de jeudi 23, M. Leonetti a suggéré que le lundi de Pentecôte reste férié dans l'Education nationale tout en préconisant une journée de travail supplémentaire dans l'année pour les enseignants mais sans la présence des enfants, estimant que «ce jour pourrait être choisi pendant les vacances de la Toussaint ou deux demi-journées dans l'année».«Il faut revenir à la loi, qui disait que l'entreprise, les salariés, le secteur public devaient négocier et faire en sorte que ce temps de travail donné soit un temps de travail choisi», a souligné M. Leonetti jeudi au palais Bourbon. Selon lui, «le Lundi de Pentecôte n'est que l'exception, par un effet d'entraînement de l'Education nationale, c'est devenu la régle». «Appliquons la loi et le travail produira plus de richesse et cette richesse ira à la solidarité (...) Ajoutons à la solidarité un peu de liberté et la mesure sera à la fois mieux comprise et plus efficace», a-t-il fait valoir.Interrogé sur les conclusions de son rapport, le député des Alpes-Maritimes a indiqué que la journée du 16 mai «n'avait pas été la grande pagaille que certains annonçaient», même s'il y a eu «des effets contre-productifs». «Il y a eu des écoles qui ont ouvert sans les élèves, des cantines qui ont fonctionné pour rien, des ramassages scolaires qui ont coûté de l'argent à des collectivités. Et d'un autre côté il y a eu une activité touristique qui a baissé dans le pays (...) Donc, essayons d'être plus souples pour être à la fois plus efficaces et plus productifs», a-t-il conclu.



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