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Patrick Pelloux: on ne pourrait affronter un afflux massif de personnesâgées


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- Le président de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France, Patrick Pelloux, a indiqué jeudi 23 juin sur France 2 que s'«il y avait des afflux massifs, on ne ferait pas face» dans les hôpitaux, eta estimé qu'on ne pouvait pas parler, «à l'heure actuelle, de canicule».

«Ce qu'il y a de sûr, sur tout le volet hospitalier, sur tout le volet sanitaire (...), c'est de dire que s'il y avait des afflux massifs, on ne ferait pas face», a déclaré M. Pelloux, interrogé au lendemain de la présentation par le ministre de la Santé Xavier Bertrand du dispositif 2005 destiné à parer à une éventuelle canicule.«Et les chiffres que donne le ministre en disant +y'aura 93% des lits qui resteront ouverts cet été» (dans les hôpitaux, ndlr), on ne le croit pas+», a-t-il ajouté. «D'abord parce qu'il est évident que chaque année il y a beaucoup plus de lits de fermés. Et cette année, il y aura encore des lits fermés, puisque l'hiver dernier, lors d'épidémies de grippe, on n'a jamais déclenché autant de plans d'afflux massifs dans les hôpitaux, tellement les hôpitaux sont étranglés financièrement, (...) on ne peut pas faire face à la gestion quotidienne des flux de malades», a expliqué celui qui le premier avait alerté sur la catastrophe sanitaire d'août 2003.Interrogé sur la situation actuelle aux urgences, M. Pelloux a répondu : «Vous avez des personnes, - (avec) les degrés supplémentaires qu'il y a eu - qui font des malaises et il y a un petit peu de déshydratation, mais c'est pas du tout des afflux massifs», a-t-il dit. «Et on ne peut même pas parler à l'heure actuelle de canicule, parce que il y a des seuils d'alerte qui ont été lancés dans deux-trois départements, qui sont justifiés, mais ce n'est pas du tout la même chose qu'en 20O3. Il ne faut pas, à chaque fois qu'il va y avoir un rayon de soleil, dire +ça y est, ça va être la canicule+».«Il faut quand même rester responsable, à l'heure actuelle, il ne s'agit pas d'une canicule, parce que l'écart entre la température de jour et la température de nuit est suffisant pour que les organismes récupèrent», a expliqué le Dr Pelloux. Interrogé sur l'enveloppe de 26 M d'euros débloquée dans le dispositif Canicule 2005, M. Pelloux a déclaré: «je ne sais pas si c'est suffisant (...). Toutes ces enveloppes, on ne sait pas trop où elles passent». Il s'est demandé si ce n'était «pas un effet d'annonce».



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