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Politiques de solidarité

Philippe Bas voit se dessiner le nouveau visage de la solidarité avec confiance.


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Venu clôturer le colloque de l’Observatoire Décentralisé de l’Action Sociale (ODAS)qui avait pour thème « Quel nouveau paysage pour la solidarité ? » Philippe BAS, Ministre délégué à la Sécurité sociale, aux personnes âgées, aux personnes handicapées età la famille, rappelle les défis que constituent les évolutions historiques auxquelles la France et confrontée. Face au vieillissement de la population en général et à son cortège de problèmatiques connexes et a celui du vieillissement des personnes handicapées et de leurs aidants naturels, il indique poursuivre des objectifs précis : favoriser la continuité de la vie, veiller à l’égalité des modes de prise en charge selon l’hébergement, supprimer les effets pervers liés à la variabilité des critères d’attribution des aides destinées aux personnes handicapées.Alberville, Ajaccio, Tournon, Marseille, Morteau, Besançon et Nancy. Philippe Bas remercie le Pierre Méhaignerie, Président de l’ODAS et Jean-Louis Sanchez de continuer à tirer le fil rouge de la fraternité » et d’avoir pris l’initiative de décerner un diplôme à sept villes qui se sont distinguées pour faire vivre les valeurs de la fraternité : »La solidarité doit avoir unvisage ».Une nouvelle architecture pour le grand âge Philippe Bas évoque un temps révolu où la politique des personnes âgées et des personnes handicapées pouvait se résumer à garantir un minimum vieillesse aux uns, une AAH aux autres. « Il faut aller encore plus loin dans l’offre de maintien à domicile ». Mais, évoquant le nombre croissant de personnes atteinte par la maladie d’Alzheimer : «Lorsque le maintien à domicile trouve ses limites, nous devons adapter les places existantes pour qu’elles répondent aux besoins de ces personnes »Le ministre dénonce « l’individualisme qui s’abrite derrière la solidarité collective, pour ne voir que des personnes âgées là où il faudrait aider et accompagner des parents ou des grands-parents ». Il entend faire reconnaître le rôle des aidants naturels, de la famille, rôle qui doit être « pleinement soutenu » : hébergement temporaire, accueil de jour.

De récents textes fondateurs sont au service de la politique en faveur des personnes âgées et des personnes handicapées . La loi du 2 janvier 2002 rénovant le cadre de l’action sociale et médico-sociale. Celle du 30 juin 2004. créant la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie. Organisme que Philippe Bas qualifie comme mettant en œuvre « un mode nouveau de gouvernance qui associe de manière inédite l’ensemble des acteurs de la politique de la vieillesse et du handicap à la définition et à la gestion de cette politique. La loi du 13 août 2004 a confié au département le rôle de coordination dans le secteur gérontologique et la loi du 11 février 2005 lui a confié le pilotage de la politique de compensation du handicap précise le Ministre. Il poursuit « Les politiques des départements, comme celles de l’Etat sont au service du citoyen. Elles se déploient dans le respect des lois »En rupture avec la logique traditionnelle des prestations de sécurité sociale selon Philippe Bas, la création de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie et, au 1er janvier 2006, la création de la prestation de compensation, ouvrent « une ère nouvelle de prestations personnalisées » . Du fait des avancées contenues dans la nouvelle prestation de compensation « droit qui respecte le principe d’universalité », la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie mettra en année pleine 360 millions d’euros à la disposition des départements, soit une augmentation de 64 % des crédits actuellement consacrés par les départements à l’Allocation de compensation pour tierce personne.Philippe Bas affirme sa volonté d’aller plus loin dans la dynamique de convergence entre la prise en charge des personnes handicapées et celle des personnes âgées dépendantes explicite dans la loi du 11 février 2005 sur le handicap et déjà mise en œuvre par l’existence même de la CNSA et son fonctionnement. Il souligne cependant que la poursuite de ce processus doit se faire dans le respect des différences de situation, de besoins, d’aspirations ; « On ne peut pas confondre le manque d’autonomie d’une personne handicapée et la perte d’autonomie liée à l’âge. Les projets de vie qui en résultent sont nécessairement différents. » conclut-il sur ces thèmes.



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