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Une étude de l'Inserm

Abaisser la pression artérielle réduit le risque de lésions cérébrales


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L'hypertension artérielle, qui touche près de 80% des personnes de plus de 65 ans, favorise l'apparition de lésions de la substance blanche cérébrale, ou infarctus silencieux. Sans conséquences cliniques immédiates, cette atteinteprogressive des petits vaisseaux cérébraux augmente pourtant de manière certaine le risque de démence et de troubles moteurs. L’étude franco-australienne IRM-PROGRESS dirigée par Christophe Tzourio, directeur de l’unité Inserm 708 «neuroépidémiologie » montre pour la première fois qu’abaisser la pression artérielle permet de ralentir ou de stopper la progression de ces atteintes cérébrales.

L’hypertension artérielle se traduit fréquemment par des lésions de la substance blanche du cerveau. Sur les clichés d’IRM, ces lésions apparaissent sous forme de taches de faible volume. Qualifiées d’« infarctus silencieux », ces lésions cérébrales n’ont pas de conséquences cliniques immédiates.Mais de nombreuses études montrent que la présence de ces taches en quantité importante était associée à une détérioration des fonctions cognitives et pouvait favoriser l'apparition d'une démence. Parallèlement, on a pu associer ces lésions de la substance blanche à un déclin moteur (troubles de la marche, risque de chutes, et parfois apparition de symptômes évoquant une maladie de Parkinson), ainsi qu'à une augmentation du risque de dépression. A ce jour, aucune stratégie thérapeutique n’a montré qu’il était possible de ralentir, voire de stopper la survenue de ces lésions.L’étude IRM-PROGRESS dirigée par Christophe Tzourio, chercheur à l’Inserm, montre clairement, pour la première fois, que l'abaissement de la pression artérielle permet d'arrêter ou de ralentir l'atteinte des petits vaisseaux cérébraux : les chercheurs ont mis en évidence que les patients sous traitement développaient presque deux fois moins de nouvelles lésions de la substance blanche (risque réduit de 43%) par rapport au groupe placebo.Par ailleurs, le volume des nouvelles lésions était cinq fois moins important chez les patients recevant le traitement actif que sous placebo.Fait intéressant, l'efficacité du traitement était particulièrement nette pour les patients ayant, dès l'entrée dans l'étude, un nombre delésions important. A savoir ceux le plus exposés au risque de déclin cognitif et de démence. Alors que l'hypertension artérielle touche près de 80% des plus de 65 ans, les auteurs estiment que ces résultats pourraient avoir un impact important en matière de prévention de certains troubles cognitifs et moteurs liés à l’âge.



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