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Des moyens «dérisoires» pour la recherche dit la Fondation Ifrad


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La Fondation internationale pour la recherche sur la maladie d’Alzheimer(IFRAD) a été crée en 2003. Elle a lancé un projet de banque de tissus pour favoriser la recherche

La maladie d'Alzheimer touche actuellement 800.000 personnes en France et pourrait en frapper deux fois plus dans 25 ans, mais les moyens mis en oeuvre pour la recherche restent «dérisoires», a regretté mardi 13 septembre le Dr Olivier de Ladoucette, président de la Fondation Ifrad. «Pour répondre à cette carence» , l'International Foundation for Research on Alzheimer Disease (Ifrad) a été créée, d'abord comme association en 2003 avant de devenir une fondation en 2005, a-t-il précisé devant la presse.Quelque 140.000 nouveaux cas sont recensés chaque année en France, mais la maladie d'Alzheimer a donné lieu en 2004 à cinq fois moins de publications scientifiques que le sida, soulignent les responsables de l'Ifrad. «C'est une maladie de l'avenir»dont on ne connaît pas la cause, ni l'évolution, ni la progression, ni les conditions d'un diagnostic avec certitudes, a relevé le Pr Bruno Dubois, président du comité scientifique de l'Ifrad et de celui de l'Association France-Alzheimer.La fondation Ifrad et l'Association France-Alzheimer sont partenaires dans le cadre du projet d'une banque tissulaire de cerveaux prélevés post-mortem, qui doit être créée à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris. France-Alzheimer et d'autres associations membres de la Fédération pour la recherche sur le cerveau (FRC) avaient lancé, en décembre, un appel au don de cerveau, invitant malades et non malades à consentir de leur vivant au prélèvement post-mortem de cet organe si symbolique.Parallèment, une base de données nationales (cliniques, génétiques, d'imagerie..) sur la maladie d'Alzheimer doit être créée, afin d'examiner son évolution, ses caractéristiques sur un échantillon de quelque 850 patients, à terme. Le prélèvement de cerveau post-mortem doit notamment servir à confirmer le diagnostic.Six centres hospitaliers de recherche (Bordeaux, Marseille, Montpellier, Nice, Paris, Toulouse) participent à ce projet et doivent être rejoints en 2006 par ceux de Saint-Etienne et Nantes, a précisé le Pr Dubois. 'association de la banque de données cliniques et de la banque de tissus et d'ADN permettra, selon lui, d'avoir un «outil incomparable»pour étudier les facteurs de risque de la maladie et, notamment, son évolution selon le profil du malade ou d'éventuelles anomalies biologiques associées.



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