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Soigner Alzheimer

Un vaccin et les nanotechnologies au secours des malades


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De nouveaux essais cliniques d’un vaccin contre la maladie d’Alzheimer débuteront en 2006. Parallèlement,, les technologies de l’infiniment petit (nanotechnologies) percent dans les sciences de la vie

Un vaccin pour « stopper l’évolution » de la maladie d’Alzheimer ? Dès 2006, le laboratoire Elan Pharmaceuticals expérimentera à nouveau son vaccin sur des patients gravement touchés par la maladie d’Alzheimer dans le but de freiner l’évolution des plaques amyloîdes qui paralysent progressivement le fonctionnement cognitif.Ce vaccin est une version améliorée de celui qui avait été expérimenté en 2002, mais dont les essais avaient été stoppés pour cause d’effets secondaires nocifs sur certains patients.

la révolution des nanotechnologies

A la convergence de la microélectronique et des sciences du vivant, les nanotechnologies annoncent une révolution dans le domaine médical. Avec des moyens diagnostiques miniaturisés, ou des dispositifs inédits d'administration ciblée des médicaments, Ces technologies laissent espérer d'ici 10 ans des moyens plus performants pour combattre les maladies du système cardiovasculaire, le diabète, certains cancers, Alzheimer ou Parkinson, ou encore le sida. Tirant son origine du mot grec qui signifie «nain», le préfixe «nano» désigne, dans le domaine technologique et scientifique, un milliardième d'unité. Ainsi un nanomètre (nm) représente un milliardième de mètre, c'est à dire une distance des dizaines de milliers de fois inférieure à l'épaisseur d'un cheveu humain. L'intérêt des nanotechnologies est qu'elles mettent en jeu des objets de taille équivalente aux entités biologiques du corps humain: protéines, ADN, virus ou anticorps. Donc, on peut les faire agir sur la surface des cellules et même les faire pénétrer dans la cellule. Les nanoparticules peuvent potentiellement aller «partout dans le corps, elles peuvent passer les barrières pour atteindre des cibles interdites aux traitements conventionnels», en particulier le cerveau, le plus protégé des organes, le tout étant de les «diriger correctement», selon Patrick Boisseau.Des recherches d'ingénierie tissulaire subventionnées par l'UE pour la reconstruction in vitro de la cornée humaine devraient révolutionnner la chirurgie ophtalmique. 6 milliards de dollars sont investis dans les nanotechnologies chaque année dans le monde.Les nanosciences existent depuis 15 ans. Elles qui réunissent plusieurs disciplines -physique, chimie, mécanique, biologie, électronique- etont des débouchés particulièrement prometteurs en médecine, explique Patrick Boisseau, responsable des microtechnologies pour la biologie et la santé au LETI, un laboratoire du CEA situé à Grenoble«Un champ infini de possibilités s'ouvre à la médecine, mais la révolution sera lente. On sait qu'il faut dix ans pour fabriquer un nouveau médicament. Là, on n'ira pas plus vite, même si les compagnies pharmaceutiques souhaiteraient réduire ces délais», avertit Patrick Boisseau.Déjà, la moitié des nouvelles molécules découvertes au niveau mondial le sont par des sociétés de biotechnologie. Il en existe 4.000 dans le monde.



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