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Un colloque sur les sciences cognitives

Dynamiser le travail sur la mémoire


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Des chercheurs se réunissentune fois par an pour tenter de comprendre les mécanismes des différentes mémoires

Créé en 2005, le groupement de recherche (GDR) «Neurosciences de la mémoire» a tenu mardi 14 septembre et mercredi 15 à l'institut des sciences cognitives de Bron, un premier colloque sur le thème de la compréhension de la mémoire, de ses mécanismes et de ses pathologies. A Bron, pour la première fois, vingt-cinq équipes venues de toute la France et issues du CNRS, de l'Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale) et d'universités, ont ainsi débattu de la mémoire dans l'optique de renforcer sa compréhension, pour mieux en soigner les troubles. «Lors de ce colloque, fort de 120 participants, l'échange entre les différentes équipes se fait sous deux formes : l'affichage (chacun peut consulter sur panneau les travaux d'autrui) et la communication orale. Mardi, la matinée fut ainsi consacrée à la mémoire spatiale (la mémorisation de lieux) et l'après-midi à celle liée à la peur, aux traumatismes et aux aversions.

«rééduquer la mémoire«

«Nos progrès sont réguliers mais nous sommes encore loin de tout comprendre quant au fonctionnement de la mémoire. Il faut dire qu'il n'existe pas un seul type de mémoire», souligne Remi Gervais avant d'évoquer «l'objectif ultime» de ces travaux : «donner des clés pour réparer la mémoire, la rééduquer. Un peu à la manière d'un +kiné+ qui s'appuie pour ses soins sur la connaissance de l'anatomie».Parmi les pathologies de la mémoire, on pense bien évidemment à la maladie d'Alzheimer, même si elle n'est pas «une maladie spécifique de la mémoire». Plus généralement, il est question de «soigner les déficits de mémoire», comme dans le cas des personnes âgées. Evidemment, dans ces conditions, «l'industrie pharmaceutique représente un public attentif», signale M. Gervais.Manifestement convaincus par le GDR de Bron, les chercheurs songent déjà à leur prochaine rencontre. «Nous envisageons au moins une réunion par an», avance Nadine Ravel, responsable du comité de pilotage, évoquant la tenue de colloques plus ciblés. «Il y a beaucoup de monde ici et on n'a pas forcément le temps de parler longtemps avec chacun», confirme Remi Gervais, pour qui, au-delà du nombre, l'essentiel reste «de favoriser l'interaction, à l'image de celle qui existe entre les neurones dans le cerveau».



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