Agevillage

LES DEBUTS PROMETTEURS…


Partager :

La nomination du nouveau Gouvernement a été l’occasion de différents signes positifs. Tout d’abord même s’il est à la tête de fonctions très larges, Ph. BAS est Ministre des Personnes Agées et non Secrétaire d’Etat ; ensuite, c’est la première fois, depuis longtemps, qu’un Ministre de la Protection Sociale, X. BERTRAND, s’implique à ce point sur notre secteur, montrant qu’ila compris l’importance politique des enjeux concernant les personnes âgées fragilisées ; surtout les Ministres ont su être à l’écoute pour ré-équilibrer certaines annonces (plan canicule, liberté de choix des personnes âgées entre établissement et domicile), ont pris des engagements allant dans le bon sens (sur le nombre de places à créer), et ont su prolonger l’initiative de leurs prédécesseurs en élargissant la réflexion du Commissariat Général du Plan sur l’aide aux personnes âgées.A cela s’ajoute le développement des emplois aidés et la priorité accordée par le Premier Ministre lui-même à notre secteur.

… SERONT-ILS CONFIRMES ?

Plusieurs axes permettront de le vérifier :Ainsi, le nombre des emplois aidés devra être à la hauteur des annonces, et au minimum compenser les anciens dispositifs (CES – CEC – CEJ).Ainsi l’élargissement des travaux du Plan devra permettre de mieux dégager les besoins à venir et non de continuer à les sous-estimer pour mieux les corseter.Ainsi, les 10 000 places supplémentaires prévues devront bien être financées, être rapidement suivies d’autres, et un bilan précis des créations devra être établi.Mais surtout, c’est l’examen du Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale pour 2006 qui sera déterminant. En effet, dans la droite ligne des plans annoncés depuis 30 ans, le Plan Vieillissement et Solidarités de 2003 était insuffisant et n’a pratiquement pas été financé, puisque les crédits dégagés par la contribution liée à la suppression du jour férié n’ont pas servi à développer le nombre de personnels dans les établissements et services à domicile ; il est en effet inacceptable que la création de la CNSA ait permis à l’Assurance Maladie de réaliser des économies, au lieu de favoriser l’effort en faveur des personnes âgées.Il importe donc que les crédits nécessaires soient affectés en supplément des crédits Assurance Maladie, augmentés des économies réalisées en 2005.Le rapport LEONETTI propose pour cela différentes pistes qui doivent être largement débattues dans le cadre d’une Conférence Nationale sur les Personnes Agées Fragilisées ; c’est uniquement ainsi que l’on pourra rompre avec cette logique, selon laquelle le prénom du Premier Ministre, même affublé de « +35 » sert à masquer un outil de rationnement inacceptable au regard des besoins des résidents.Pour y parvenir, il nous faut interpeller à tous niveaux les responsables politiques, les représentants de l’Etat et des Départements, et créer, avec les résidents et leurs familles, dans le cadre d’AVVEC, et avec les syndicats de personnels, un véritable mouvement d’opinion en faveur de nos aînés.



mis à jour le

Partager :


Vos réactions

Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



Réagir à cet article :

* ne sera pas affiché


HAUT DE PAGE

© Eternis SA -