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Journée Alzheimer

Alerter sur la question des moyens


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La journée mondiale sur la maladie d'Alzheimer, mercredi 21 septembre, a été l'occasion pour les familles des malades de souligner le manque de moyens, tant en recherche qu'en accompagnement.www.francealzheimer.org

Une maladie neuro-dégénérative incurable qui touche 25 millions de personnes dans le monde, dont 4,5 millions aux Etats-Unis, méritait bien une journée de mobilisation internationale. La maladie d'Alzheimer est une bombe au coeur du vieillissement de la population en Europe, aux Etats-Unis et dans les pays en développement. Une bombe lente va accroitre de manière exponentielle le nombre de malades.Si aucun médicament n’est trouvé d’ici là, 14 millions d’Américains seront touchés d'ici 2050. En France, les 860.000 malades répertoriés en 2005 deviendront 1,3 million d'ici 2020, soit une personnes de plus de 65 ans sur quatre, selon l'association France Alzheimer, qui a marqué son 20ème anniversaire mercredi 20 à l'occasion de la 12e journée mondiale consacrée à la maladie.La maladie d'Alzheimer est une maladie neuro-dégénérative incurable qui s'aggrave progressivement. La mémoire, les facultés intellectuelles se détériorent, entraînant des difficultés de plus en plus importantes dans la vie quotidienne. La maladie se déclare à un âge moyen de 75 à 80 ans, et elle se développe ensuite environ pendant cinq ans.En France, un malade représente 22.099 euros de dépenses annuelles, médicales et médico-sociales. Les dépenses médicales se montent à 5.731 euros. Le montant total de ces dépenses médicales est estimé à un milliard d'euros par an, dont 97% pris en charge par l'assurance maladie.Malgré l'APA (allocation personnalisée d'autonomie), 55% des dépenses dites médico-sociales (aide à domicile...), représentant 16.307 euros par malade par an, restent à la charge des familles, ajoute France Alzheimer.L'association réclame :

  • La prise en charge du soutien psychologique aux familles de malades. L’actualité de ces derniers mois ayant montré à quels drames le désespoir pouvait conduire les proches de malades d’Alzheimer. Épuisement moral et physique des aidants, confinement et solitude des familles, souffrance de voir s’effacer les liens affectifs avec un être cher, impossibilité d’assumer les conséquences matérielles de la perte d’autonomie d’un proche : le soutien psychologique aux aidants est indispensable. Or, il ne fait à l’heure actuelle l’objet d’aucune prise en charge.
  • La prise en charge des stimulations cognitives indispensables à l’équilibre du malade et à sa qualité de vie ainsi qu’à celle de sa famille.
  • L’accessibilité pour tous aux accueils de jour : une véritable prise en charge financière de ces structures trop rares et d’un coût encore trop élevé à la charge des familles.
  • L’augmentation des ratios de personnel, pour mieux prendre en charge les malades d’Alzheimer tout en créant des emplois. Il n’y a pas assez de personnels par rapport au nombre de malades d’Alzheimer dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD). À l’heure actuelle, il y a en moyenne 4 membres du personnel pour 10 malades (ratio : 0,4). En présence de malades d’Alzheimer, ce ratio devrait être de 1, à l’exemple de la Belgique, de la Suisse ou de l’Allemagne.


  • mis à jour le

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