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Démographie - Ined

La fécondité croît avec l'activité des parents, décroît avec le chômage


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La probabilité d'avoir un enfant dans les cinq ans augmente avec l'emploi et recule avec le chômage des parents, selon une étude de l'Institut nationaldes Etudes démographiques (Ined) sur les intentions de fécondité publiée jeudi22 septembre, jour de la Conférence de la Famille.

Une étude de la revue «Population et Société»publiée par l'Ined (Institut national des études démographiques) indique que «la fécondité croît avec le diplôme. Elle est maximale quand les deux conjoints travaillent, mais elle recule dès que l'un des deux est au chômage»,.«Une analyse plus détaillée montre que l'effet dépressif du chômage sur la fécondité est particulièrement marqué pour la venue du premier enfant», selon l'Ined, qui ajoute: «Cet effet dépressif touche surtout les couples qui déclarent souhaiter un enfant». «A situation démographique comparable, les personnes les plus diplômées déclarent plus souvent vouloir un enfant dans les cinq ans à venir, tandis que les personnes à revenus moyens sont les plus nombreuses à renoncer», lit-on encore. Ces résultats sont publiés le jour de la Conférence de la famille, qui doit adopter une réforme pour rendre plus attractif le congé parental au troisième enfant, avec une option pour un congé plus court et mieux rémunéré. Cette réforme a pour objectif de concilier l'activité des femmes et la natalité.Dans son étude, l'Ined estime que l'intention d'avoir ou non un enfant n'est qu'un facteur parmi d'autres de fécondité, avec «l'âge, la situation du couple la durée de l'union, le nombre d'enfants déjà nés, la situation de l'emploi, les ressources financières, le niveau d'instruction». L'enquête a été menée en deux temps, en 1998 et 2003, auprès d'un échantillon de départ de 2.624 hommes et femmes de 15 à 45 ans, réduits cinq ans plus tard à 783. «La déperdition importante de l'échantillon interrogé entre les enquêtes de 1998 et 2003 fragilise les résultats mais l'étude n'en donne pas moins des ordres de grandeur suffisamment fidèles», précise l'Ined.



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