Agevillage

Vaccination des professionnels de santé

Enquête sur la couverture vaccinale 2004-2005


Partager :

L'épidémie de grippede l'hiver 2004-2005 a touché plus de 3 millions de personnes. En préparation de la prochaine saison de grippe 2005-2006, la direction générale de la Santé afait réaliser le bilan de la couverture vaccinale 2004/2005 des professionnelsde santé, chez qui la vaccination est recommandée : pour se protéger eux mêmes, pour limiter les risques de transmission aux patients et pour éviter une indisponibilité professionnelle à un moment où le système de soins nécessite leur présence.L’institut d’étudesTNS Sofres Healthcare a interrogé par téléphone, du 4 au 18juillet 2005, 1 646 professionnels de santé : médecins généralistes, infirmières, personnels des maisons de retraite et personnels des services d’urgences. Les résultats mettent en évidence la nécessité de renforcer les pratiques vaccinales chez les professionnels.

Des professionnels de la santé peu vaccinés en dehors des médecins généralistes Les résultats de ce bilan montrent que les médecins généralistes ont en majorité adopté la vaccination anti-grippale. Les médecins généralistes s’étaient fait vacciner à 66% en 2004, contre 18% à déclarer ne l’avoir jamais fait.En revanche, les infirmières, les personnels des maisons de retraite et des services d’urgence ont un recours nettement insuffisant à vaccination. A la question : Étiez-vous personnellement vacciné contre la grippe, par vaccin injectable, cet hiver 2004/2005 ?

  • 31% des infirmières ont répondu qu’elles s’étaient fait vacciner contre la grippe cet hiver, alors que 45% ont dit ne l’avoir jamais fait.
  • parmi les personnels des services d’urgence, si 29% étaient vaccinés l’hiver dernier, 51% ne se sont jamais soumis à la vaccination anti-grippale.
  • dans les maisons de retraite, si 38% étaient vaccinés l’hiver dernier, 41% ne se sont jamais soumis à la vaccination anti-grippale.
  • Dans tous les types de services de santé observés, les médecins étaient aussi les plus sensibilisés et les plus nombreux à se faire vacciner. Dans les services des urgences, où les taux de vaccination sont les plus bas (29%), 47% des médecins étaient vaccinés, contre 19% des infirmières et 23% des aides soignantes.Une vaccination d’abord motivée par le besoin de se protéger Si on étudie les facteurs de motivation de la vaccination, la protection personnelle semble être le plus fort argument. 78% des médecins se sont fait vacciner pour se protéger. De même, 65% des infirmières et 65% des personnels de maisons de retraite mentionnent cette raison. La deuxième raison, citée par les infirmières (55%), est « pour protéger les malades et mon entourage ». Chez les personnes vaccinées, la protection des malades justifie 63% des vaccinations parmi les personnels des maisons de retraite.Causes de non vaccination : oubli, crainte d’effets secondaires et sentiment d’immunité notamment pour les personnels jeunes L’âge et un sentiment d’immunité sont les principales causes du refus de la vaccination anti-grippale. Les plus jeunes sont moins portés à se faire vacciner, car ils semblent croire en leur immunité naturelle ou en leur santé. 29% des internes seulement étaient vaccinés dans les services d’urgence. L’immunité naturelle entre autres liée à la profession est cité par 45% des infirmières et 36% des médecins.Parmi les non vaccinés de l’hiver 2004-2005, une majorité ne l’avait jamais fait. C’est le cas de 72% des employés des urgences. Ils citent la négligence (ex : je n’y ai pas pensé) ou la crainte d’effets secondaires. Plus d’un tiers des médecins et des infirmières invoquent la négligence pour expliquer leur non vaccination contre la grippe. Les autres raisons mentionnées par les infirmières sont la perception d’une toxicité du vaccin (38%) et des antécédents d’un problème avec la vaccination anti-grippale (25%). Quinze pour cent des infirmières ne se vaccinent pas « car je prend de l’homéopathie ».

    Une connaissance de la recommandation – invitant les professionnels de santé à se faire vacciner- qui ne se traduit pas par une vaccinationPrès de 90% des professionnels de la santé disent avoir connaissance d’une recommandation annuelle de vaccination, et 69% des médecins généralistes, 61% des infirmières et 70% du personnel en maison de retraite se souviennent d’avoir vu ou lu cet hiver une recommandation invitant les professionnels de santé à se vacciner.La presse professionnelle et l’information en milieu de travail sont les vecteurs les plus efficaces pour informer les professionnels de la santé sur l’importance de la vaccination anti-grippale : 2/3 des médecins et 1/3 des infirmières déclarent avoir vu la recommandation de vaccination anti-grippale s’adressant au personnel de santé dans la presse spécialisée.Le lieu de travail constitue l’autre vecteur le plus influent sur cette information. 58% des personnels des urgences et 37% des employés de maisons de retraite ont eu connaissance de cette recommandation sur leur lieu de travail. De plus, l’enquête note un taux de vaccination pour le personnel hospitalier supérieur de 5 points à celui observé en clinique.Perspectives A la veille de la prochaine saison de grippe 2005-2006, il semblerait que les taux de vaccination chez les professionnels de la santé tendent à progresser. Car, à la quasi-totalité des professionnels de santé vaccinés l’hiver dernier qui déclare avoir l’intention de se vacciner l’hiver prochain, devrait s’ajouter un quart de nouveaux vaccinés cet hiver.Parmi les internes, population faiblement vaccinée lors de l’hiver 2004/2005, ils sont plus d’1 sur 2 à envisager la vaccination pour cet hiver.En revanche, suivant les résultats de cette enquête, il semble qu’une forte proportion des infirmières non vaccinées l’hiver dernier demeure insuffisamment convaincue par la nécessiter de se vacciner cette année. Parmi les non vaccinées de l’hiver 2004/2005, moins de 20% des infirmières libérales envisage de se faire vacciner l’hiver prochain. Elles sont 1 sur 4 en maisons de retraite et 1 sur 10 en services d’urgence.Source : Cellule Communication de la Direction Générale de la Santé en collaboration avec TNS Sofres.



    mis à jour le

    Partager :


    Vos réactions

    Il n'y a encore aucune réaction à cet article.



    Réagir à cet article :

    * ne sera pas affiché


    HAUT DE PAGE

    © Eternis SA -