Sondage AGF-Ipsos : les français et la dépendance : prise de consciencedu risque et des difficultés de financement
Les 7 et 8 octobre 2005, 1015 personnes âgées de 15 ans et plus ont été interrogées par téléphone par IPSOS pour l’assureur AGF (méthode des quotas de sexe, d’âge, CSP…)sur la "dépendance".68% des français interrogés s’estiment assez bien ou très bien informés surles risques liés à la dépendance. La prise de conscience s’accentue dans notrepays. Ils n’étaient que 59 % dans un sondage SOFRES-Express-FHF-Mensuel des maisons de retraite en mars de cette année.Si, près d’une personne interrogée sur deux (41%) a dans son entourage proche,une personne âgée en perte d’autonomie, ce même pourcentage ne sait pas évaluer le coût de cette perte d’autonomie.Celui-ci est évalué entre 1000 et 2000 euros par mois, par l'assureur AGF.Selon d'autres hypothèses, il sera peut-être même plus élevé si l’on veut professionnaliser et améliorer ces métiers : évolutions salariales pour les aides à domicile, meilleur encadrement dans les maisons de retraite. Près de deux français sur trois (69%) de plus de 45 ans, ne pensent pas être capables de faire face aux frais de vie supplémentaires liés à la dépendance. Deux français sur trois (77%) n’ont pas anticipé le risques. Les hommes sont nettement moins prévoyants que les femmes : 80 % n’ont pas anticipés le risque contre 74% des femmes).
Comment faire face au risque dépendance ?
Cinq réponses
Le montant des retraitesLe montant moyen actuel des retraites est de 1100 euros. Les réformes actuelles et futures n’envisagent pas d’augmentations en rapport avec les besoins de financement des services liés à la perte d'autonomie.Les pouvoirs publics, l’EtatChacun connaît les montants forfaitaires de l’APA, ses difficultés de financement par les collectivités locales. Deux français sur trois (75%) estiment que l’aide de l’état ne sera pas suffisante pour financer les services nécessaires à l’accompagnement de la perte d’autonomie.Epargne
Seuls 38% des français de plus de 45 ans et plus pensent que leur épargne suffira à faire face. Le pourcentage de personnes convaincues monte à 66% des plus hauts revenus).Solidarité familialeDeux français sur trois (72%) ne pensent pas que leur famille sera en mesure de les prendre en charge. (évolution économique incertaine, chômage, travail de plus en plus obligatoire des femmes, des filles…).Les solidarité familiales ne faillissent pas mais faire appel à ses enfants etpetits-enfants gènent nos concitoyens. L’obligation alimentaire est difficilement perçue.Rente supplémentaire
L’épargne, les revenus financiers, l’assurance dépendance… sont un autre moyende solvabiliser ces services liés à la perte d'autonomie.Cette assurance dépendance ne reste accessible qu’aux personnes plutôt aisées qui peuvent dégager> soit un capital initial,> soit une épargne relativement importante selon la rente souhaitée> soit les deux formules cumuléesPour ces personnes l’APA (Aide personnalisée à l’autonomie) se révèle relativement faible.
AdV
mis à jour le 22/02/2007
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