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Etats-Unis - effets secondaires – bénéfice – risque

Des médicaments anti-Alzheimer pourraient augmenter risque de mortalité


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Risperdal (risperidone), Ability (aripiprazole), Zyprexa (olanzapine) et Seroquel (quetiapine). Pourraient avoir des effets secondaires mortels sur certains patients

Les médicaments communément prescrits pour traiter des symptômes de démence chez des personnes souffrant de la maladie d'Alzheimer, comme l'agressivité, pourrait accroître le risque de mortalité, selon une étude publiée mardi aux Etats-Unis.Les auteurs de cette recherche, conduite par le Dr. Lon Schneider, un psychiatre de l'Université de Californie du sud, ont examiné les résultats de 15 essais cliniques de 10 à 12 semaines portant au total sur plus de 5.000 malades âgés, atteints de la maladie d'Alzheimer. Les anti-psychotiques testés dans ces essais étaient le Risperdal (risperidone), l'Ability (aripiprazole), le Zyprexa (olanzapine) et le Seroquel (quetiapine).Parmi les malades ayant pris l'un ou l'autre de ces médicaments, ils ont connu une augmentation de 54% des risques de mortalité dans les trois mois après avoir commencé le traitement omparativement à ceux ayant absorbé un placebo, précisent les chercheurs dont les travaux ont paru dans le Journal of the American Medical Association (JAMA) daté du 19 octobre.Il y a ainsi eu 118 décès dans le groupe de 3.353 malades ayant pris l'un de ces anti-psychotiques contre 40 chez les 1.757 à qui on avait prescrit un placebo, soit des taux de décès de 3,5% et 2,3% respectivement. Les risques étaient identiques pour chacun des médicaments. Pour le Dr Schneider, «les résultats de cette étude devraient inciter à davantage de prudence dans le recours à ces traitements mais sans pour autant en exagérer la crainte».Selon le Dr. Peter Rabins, un professeur de psychiatrie à l'université de Johns Hopkins à Baltimore (Maryland, est), «cette étude ne doit pas conclure à une contre-indication de ces médicaments pour des malades agités ou ayant des symptômes psychotiques» sérieux. «Les résultats de cette recherche ne changent que l'évaluation du risque, ce qui signifie qu'ils devraient être utilisés seulement quand les symptômes représentent un danger pour le malade lui-même ou l'entourage et si les autres traitements ont été inefficaces«, a-t-il expliqué dans un éditorial du JAMA.L'Agence fédérale de réglementation des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) avait émis un avertissement en avril dernier indiquant que ces mêmes médicaments ont été liés à des décès par crise cardiaque chez des malades agés souffrant de démence. A la demande de la FDA, les laboratoires pharmaceutiques avaient modifié leurs labels pour y inclure des avertissements très forts sur les risques de décès encourus avec ces médicaments.



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