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Evolution des rites funéraires

La mort, un marché en pleine croissance


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Les décès en 2004 ont dépassé le demi million. Dans la prochaine décennie le nombre de décès annuel ne cessera d’augmenter pour atteindre environ 700 000 en 2020.Une récente enquête du CREDOC signale qu’à la Toussaint 51% des français de plus de 40 ans se rendent au cimetière. La tradition se perpétue mais autour de la mort pourtant, les choses changent et vite. Le nombre de crémation a augmentéd’un quart depuis 2 ans. Parallèlement les contrats obsèques semblent devenirune filière assurance « juteuse » puisque 10% des français de 40 ont déjà signé un contrat de prévoyance obsèques.La tradition de rendre "visite "aux morts au moins une fois par an se perpétue en France et la Toussaint reste bien synonyme de cimetière mais les habitudes en région et dans les grandes villes diffèrent. Un approche du souvenir différente en fonction des modes de vie ? La fréquentation des cimetières restetrès liée à la pratique d'une religion. Si la Toussaint est synomyme aussi d'encombrement sur les routes c'est que les français qui visitent leur morts n'hésitent pas à faire de longs déplacements. Paradoxalement, les habitants de la région parisienne accomplissent pour se rendre sur leur "terres familiales" les plus longues distance.La Toussaint reste aussi une période faste pour les fleuristes. 81% des visiteurs des cimetières fleurissent les tombes et 72% l'entretiennent. Ils dépensenten moyenne 28 € en plantes et fleurs. Sur ce point les franciliens se distinguent encore puisque pour l'entretien de la tombe de leur proches plus de la moitié fait appel à des entreprises spécialisées.Le taux de crémation dans la population française et passé de 0% à 24% en 30 ans. Une inhumation sur 4 est une crémation. Elles devraient devenir une sur deux à l'horizon 2030. Se faire incinérer est notamment le désir exprimé entre 40 et 69 ans. . Cette tendance devrait doubler dans les vingt ans qui viennent.Cette évolution pourrait se justifier par un rejet de la tradition d'une part et également par le fait dans notre société individualiste que la mort reste tabou. Il convient de disparaître vite, sans même laisser de traces. En effet % des gens qui souhaitent être incinérés s'orientent vers une dispersion des cendres qui répond davantage à la notion de liberté.Ce changement de rites n'inquiète pourtant pas la filière funéraire qui témoigne d'une imagination sans bornes pour la production de cercueils originaux : design élaboré, fermeture progressive. Le marché est en pleine extension.Les assureurs eux–mêmes ont su identifier cette mutation en proposant des garanties obsèques au succès avéré. Les formations d'assistants funéraires se développent. L'activité enregistre une croissance annuelle d'environ 25%.Selon l'enquête CREDOC, si l'on contracte un contrat obsèque c'est d'une part parce que l'on se sent isolé, d'autre part pour alléger les difficultés matérielles des survivants. Différents contrats sont proposés qui peuvent être souscrits auprès des opérateurs de pompes funèbres ou auprès des institutions de bancassurances. La souscription intervient en général au delà de 60 ans.Compte tenu du nombre de sexagénaire attendu dans les années qui viennent le marché de la mort peut voir la vie et l'avenir en rose.Pour en savoir plus : l'enquête CREDOC



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