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Démographie – 2003

Plus de décès (canicule) et de divorces, moins de mariages


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- Record de décès à cause de la canicule, chute du nombre de mariages, hausse des divorces et maintien de la natalité: l’Insee a passé au crible la démographie de l’année 2003 dans un document qui apporte des éléments nouveaux surla nuptialité en France, et sur les séparations.

En 2003, à cause des 15.000 morts de la canicule, « les décès ont augmenté de 2,8% par rapport à 2002 : 550.000 décès ont eu lieu en France métropolitaine, contre 535.100 en 2002 », souligne l’Insee, selon lequel « un tel niveau n’a pas été atteint en France métropolitaine depuis 1985 ».Pourtant, « l’année 2003 avait débuté favorablement avec 6.000 décès de moins par rapport au même mois de l’année 2002 », note l’Institut, dans ce document intitulé « La situation démographique en 2003 ». «En 2003, les naissances restent stables, malgré la baisse du nombre de femmes de 20 à 40 ans », ajoute l’Insee. 761.500 bébés sont nés en 2003, autant qu’en 2002 (761.600). «Si les naissances se maintiennent à ce niveau, c’est que les femmes continuent à avoir en moyenne plus d’enfants qu’au cours des années 90 », avec 188 enfants pour 100 femmes. «Entre 2000 et 2001, la hausse de la fécondité était principalement due aux femmes de moins de 25 ans. Entre 2002 et 2003, elle est due surtout aux femmes plus âgées, en particulier celles de 30 à 34 ans », détaille l’Insee, précisant que l’âge moyen de la maternité est de 29,5 ans.

43 divorces pour 100 mariages

Par ailleurs, la France se marie moins, divorce davantage et commence à priser le Pacs: « de sa création (fin 1999) jusqu’à fin 2003, 103.800 Pacs ont été enregistrés et 10,4% ont été dissous ». «Après l’envolée des mariages en 2.000 - plus de 300.000 -, la baisse amorcée en 2001 se confirme », puisqu’en 2003, 276.000 mariages ont été célébrés. En 2003, 125.000 divorces ont été prononcés, selon l’Insee, qui établit l’ «indicateur de divortialité » à 43 divorces pour 100 mariages (+ 4 points par rapport à 2002). «L’augmentation concerne toutes les durées de mariage. Mais c’est entre la troisième et la cinquième année de mariage que le risque de divorce est le plus élevé », poursuit l’Insee, selon qui « 8,5% des mariages célébrés en 1998 ont donné lieu à un divorce dans les cinq années qui ont suivi ».Enfin, le solde migratoire (différence entre les entrées et les sorties du territoire) était positif, avec +100.000 personnes, même si « la mesure du solde migratoire reste difficile du fait du manque de données, notamment sur les sorties de territoire ». «La France se distingue du reste de ses partenaires européens (excepté les Pays-Bas) par un solde migratoire peu élevé », note l’Insee. «La croissance de l’Union européenne dans son ensemble s’explique pour quasiment 90% par les migrations. En France comme aux Pays-Bas, les migrations jouent un rôle beaucoup moins important (de l’ordre de 30% en France et 10% aux Pays-Bas) », rappelle l’Institut, qui reprend des données de l’Institut national des études démographiques (Ined).



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