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Finlande - alcool - santé cérébrale

Boire jusqu'à l'ivresse triple le risque de démence


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Une étude finlandaise révèle que le +binge drinking+, comportement consistant à boire pour se saouler, multiplie au moins par trois le risque de démence, a-t-on appris mercredi 30 novembre .

«Consommer une importante quantité d'alcool en une occasion au moins une fois par mois multiplie par trois les risques de développer une forme de démence, même si vous êtes sobre entre temps», a indiqué le neurologue finlandais Juha Rinne, coauteur de l'étude menée par l'Université de Turku et l'Institut national de la santé publique. «Pour ceux qui vont jusqu'à perdre connaissance, au moins deux fois par an, le risque est multiplié par dix», a-t-il ajouté. «Ce n'est pas nécessairement la quantité d'alcool qui joue sur le risque de démence mais la façon de boire». Afin de fiabiliser leurs observations, les chercheurs ont isolé plusieurs facteurs traditionnellement associés à un risque plus élevé de démence: âge, sexe et qualification, les femmes et les non diplômés étant les plus exposés.L'étude a été réalisée auprès de personnes de 65 ans ou plus mais les conclusions seraient sensiblement les mêmes avec des sujets plus jeunes car les habitudes de consommation ne varient pas énormément avec l'âge, assurent les auteurs. Les résultats signifient «que l'alcool aurait des effets toxiques sur les neurones et qu'une consommation excessive pourrait être un facteur de risque indépendant dans les altérations cognitives, y compris dans les démences non alcooliques comme les démences vasculaires et la maladie d'Alzheimer», selon M. Rinne.Entre 1975-1981 et 1999-2001, 554 hommes et femmes ont répondu par téléphone à un questionnaire portant sur leur mode de vie (situation familiale, médicale et professionnelle) et plus spécifiquement sur leur consommation alcoolique. Le lien entre l'excès d'alcool et la démence a déjà été établi mais la plupart des études portaient sur des périodes courtes (jusqu'à six ans) et ne distinguait pas entre les différents comportements alcooliques, soulignent les auteurs.L'étude a été publiée dans le numéro de novembre du journal «Epidemiology».



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