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Recensement 2005

Les Français sont nombreux à prendre la clé des champs


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Les petites communes rurales attirent depuis quelques années de plus en plus d'habitants, sans doute en raison de l'exigence de «qualité de vie» des couples avec enfant, a souligné mardi l'Insee en présentant son dernier recensement.

Les petites communes rurales attirent depuis quelques années de plus en plus d'habitants, sans doute en raison de l'exigence de «qualité de vie» des couples avec enfant, a souligné mardi l'Insee en présentant son dernier recensement.Les Français quittent de plus en plus volontiers les grandes villes poiur les petites communes. Déjà en 1999, les villes de moins de 10.000 habitants «regroupaient la moitié de la population métropolitaine», soit 29,866 millions de personnes, rappelle l'Institut national de la Statistique et des Etudes économiques. Depuis cette date, ces communes «connaissent une croissance soutenue, avec un rythme qui a doublé» pour atteindre +0,9% (contre +0,5% entre 1990 et 1999).Mieux encore: «pour les communes de moins de 500 habitants, le taux de croissance annuel moyen a plus que triplé, passant de 0,3% entre 1990 et 1999, à 1% depuis 1999», souligne l'Insee.Pourquoi les Français prennent-ils ainsi la clé des champs ? L'Insee n'a pas encore de réponses, juste des pistes.«Les catégories de population qui quittent l'Ile-de-France pour aller dans les petits territoires sont de deux catégories: des retraités et des familles avec jeunes enfants, qui naissent en Ile-de-France», avant que la petite famille «n'aille chercher des conditions de vie meilleures ailleurs», a avancé le directeur général de l'Insee Jean-Michel Charpin.L'Insee explique encore que les Français semblent plébisciter des communes rurales proches d'une ville, «là où l'on se trouve à la fois dans un cadre de vie rural et dans la zone d'attraction d'un ou plusieurs pôles urbains».Exemple parmi d'autres : le petit village briard de Dammartin-sur-Tigeaux (Seine-et-Marne) à 50 km de Paris et non loin d'EuroDisney, voit sa population progresser régulièrement (450 habitants dans les années 70, 750 en 1999, 850 aujourd'hui), avec notamment l'arrivée de couples de 35 ans avec enfants.Pour «ne pas trop grandir», la municipalité tente de prendre les devants dans son plan local d'urbanisme (PLU). «Notre objectif à 2015, c'est 1.200 habitants, pas plus», a indiqué l'adjointe au maire chargée des Affaires scolaires, Josyane Eberhardt. «On voudrait que cela reste un petit village» , ajoute-t-elle en soulignant par exemple que la station d'épuration risque de ne plus être aux normes en cas d'afflux d'habitants. Autre problème: les ressources fiscales des petites communes sont parfois très faibles pour construire des équipements de type écoles, stades..Dernier constat de l'Insee: les petites communes grandissent de plus en plus loin du centre des villes. «Pour l'ensemble des communes de moins de 10.000 habitants, c'est à 15 km du centre des aires urbaines que la croissance de la population a été la plus forte entre 1990 et 1999. Depuis 1999, ce pic de croissance maximale s'est éloigné, passant à 25 km», note ainsi l'Institut.



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