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Emploi des quinquas

Le plan du gouvernement entérine le «CDD senior»


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Le gouvernement a présenté mardi 17 janvier aux partenaires sociaux sonplan en faveur de l'emploi des seniors, doté cette année de 10 millions d'euros pour une mise en route en juin et au premier rang duquel figure la création d'un CDD réservé aux plus de 57 ans.

Le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, a présenté au groupe de travail réuni pour la seconde fois, une trentaine de mesures, dont la plus innovante est la création d'un CDD de 18 mois renouvelable une fois pour les plus de 57 ans, proposée par l'accord interprofessionnel du 13 octobre 2005.Une troisième et dernière réunion est prévue le 1er février, a annoncé M. Larcher, avant une Conférence nationale sur les seniors présidée par le Premier ministre, fin février.Le plan d'action destiné à parvenir à l'objectif européen de 50% des 55-64 ans en activité d'ici à 2010 (contre 37,3% en 2004), se mettra en place en juin, après adoption des mesures nécessitant un passage au Parlement. Le ministère espère d'ici là que les syndicats se décideront à signer leur accord du 13 octobre, dont le plan quinquennal reprend l'essentiel des mesures.Hormis la CGT, qui s'est prononcée contre, les syndicats avaient réservé leur signature. Mardi, la CFE-CGC a annoncé qu'elle signerait l'accord, reconnaissant que le plan gouvernemental annoncé «s'inscrit» dans «sa continuité».Gérard Larcher s'est félicité mardi, à l'issue de la réunion, que les partenaires sociaux se soient accordés sur le «sujet numéro 1» du plan : une campagne de sensibilisation d'au moins deux ans lancée en juin, pour «faire évoluer les mentalités» du public et des employeurs. L'Etat lui consacrera 5 millions d'euros, soit la moitié des dix millions d'euros affectés au plan «dès 2006».Le ministre a confirmé que la contribution Delalande -- taxe payée par les entreprises qui licencient un employé de plus de 50 ans --serait progressivement supprimée, à l'horizon 2010. «En fait, a-t-il fait remarquer, peu la payent, car il y a un grand nombre de cas d'exonération, mais le principe est malheureusement dans les têtes» et dissuade certains employeurs d'embaucher des seniors.Pour encourager le maintien des seniors dans l'emploi, le plan prévoit notamment une «meilleure gestion des ressources humaines tout au long de la vie». «Aujourd'hui, il est plus intéressant pour une entreprise d'avoir un plan social qu'un accord de gestion prévisionnelle des compétences», souligne M. Larcher.Le plan senior favorise la formation professionnelle et prévoit notamment de consacrer aux seniors 20.000 CIE (Contrats initiative emploi) sur les 50.000 prévus en 2006.Il encourage aussi la création d'entreprise. En 2004, 7.000 demandeurs d'emploi de plus de 50 ans ont créé leur entreprise, un chiffre que le ministre souhaite voir augmenter.Le plan prévoit aussi que l'ANPE dispense un service spécifique aux seniors, sans qu'il s'agisse d'ouvrir un «guichet spécifique» pour eux, a prévenu M. Larcher.Enfin, un volet concerne les mesures d'encouragement à la poursuite du travail après la retraite, pour l'essentiel annoncées dès lundi par le Premier ministre : élargissement des possibilités du cumul emploi-retraite et renforcement du caractère incitatif du dispositif de surcote des pensions. La CGT a estimé mardi que «pour l'essentiel, le plan consacrerait la précarisation des salariés âgés».



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