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Services à la personne

Jean-Louis Borloo lance son plan le 14 février


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Le plan Borloo, qui prévoit de créer 500 000 emplois dans les services domestiques, sera lancé le 14 février. Le secteur privé et le secteur associatifont pour l’occasion décidé de se pacser

Le maintien d’une TVA à 5,5% sur les services va permettre le déploiement du plan Borloo des services à la personne. Ce dispositif complexe, qui sera lancé le 14 février, prévoit de créer 500 000 emplois en trois ans. Toute une gamme de services (rattrapage scolaire, nettoyage, aide aux repas à une personne handicapée...) vont pouvoir être industrialisés à des prix raisonnables.Employant actuellement plus de 1 300 000 personnes, les services à la personne constituent le secteur de l'économie française dont la croissance, en termes d'effectifs, a été la plus forte au cours des quinze dernières années (5,5 % par an depuis 1990). C'est l'équivalent d'un million d'emplois à un plein temps qui ont été ainsi créés par les déductions fiscales liées au chèque emploi-service. Deux cent mille autres emplois sont le fait du secteur associatif qui a développé une offre spécifique pour les personnes âgées et handicapées, le reste étant occupé par des PME relevant du secteur privé. Pour créer des emplois, le plan Borloo a entrepris de lever trois catégories d'obstacles.Tout d'abord, ceux relatifs à la demande : le recours aux services à la personne est perçu comme trop coûteux par beaucoup de foyers fiscaux. Pour y parer, le gouvernement a créé le chèque emploi-service universel (CESU) par fusion du chèque-emploi service (CES) et du titre emploi-service (TES) auparavant distribué par les comités d'entreprise.

REVALORISER UNE IMAGE

Le CESU conserve la déduction fiscale de 50 % du CES mais permet de la cumuler avec un abondement offert par l'employeur (TES). Celui-ci se voit exonéré de charges sociales et obtient en sus un crédit d'impôt de 25 %.Quel intérêt un employeur peut-il avoir à offrir ce type de services à ses salariés ? « Les employeurs savent que le stress créé par la résolution des problèmes familiaux est un facteur d'absentéisme majeur », dit Bruno Arbouet, directeur général de l'Agence nationale des services à la personne. Financer un service et surtout le trouver facilement peut contribuer à améliorer la productivité. Le second volet du plan a mobilisé une série de mesures pour inciter de grands opérateurs à industrialiser une offre de services sur l'ensemble du territoire.Les grands réseaux associatifs - Aide à domicile en milieu rural, l'Union nationale des associations de soins et de services à domicile (Unassad), Familles rurales... - qui longtemps se sont méfiés du secteur privé n'ont plus hésité à s'allier avec eux : quatre grandes enseignes concurrentes mêlant Familles rurales et Groupama d'un côté, l'ADMR-Crédit mutuel et la compagnie d'assurances AG2R de l'autre ou l'Unassad et la Mutualité sociale vont prochainement se faire connaître du grand public. Accor, les Caisses d'épargne ou le Crédit agricole et d'autres émetteurs de chèques emploi-service lorgnent aussi sur ce domaine.Quant aux salariés, la pénurie continuera s'ils ne trouvent pas un salaire au moins égal au smic et des formations qui revalorisent l'image des métiers liés au service domestique.



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