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Les associations «vigilantes» sur la mise en oeuvre de la Loi Handicap


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- Les associations de handicapés ont indiqué jeudi 9 février, qu'elles se montreraient «vigilantes» quant à la mise en oeuvre de la Loi Handicap, promulguée il y a un an, et dont les principales mesures sont entréesen vigueur le 1er janvier 2006.

Le ministre délégué aux Personnes handicapées, Philippe Bas, s'est félicité jeudi, lors d'une conférence de presse, de ce que la loi handicap, promulguée le 11 février 2005, «entre en 2006 dans la période du concret». «L'énorme chantier réglementaire n'est pas tout à fait terminé, mais dans les domaines essentiels, tout est en oeuvre», a-t-il affirmé. Dans un communiqqué, la FNATH (accidentés de la vie) «salue la concertation fructueuse qui a permis aux associations d'enrichir le projet de loi initial, puis les nombreux décrets d'application» . Elle a toutefois relevé que «les accidentés de la vie marquent d'ores et déjà une vive déception s'agissant de la question des ressources», notant que «la garantie de ressources de 80 % du SMIC prévue par la loi ne leur profite guère du fait de conditions d'accès extrêmement restrictives» . «La nouvelle prestation de compensation suscite encore un certain nombre d'interrogations et de craintes liées notamment au fait que le Fonds départemental de compensation n'est toujours pas créé», a ajouté la Fnath, qui «sera particulièrement attentive et vigilante à l'application de la loi».L'Unapei (handicap mental), quant à elle, «rappelle sa vigilance afin que cette loi améliore le quotidien des personnes handicapées mentales et de leurs familles», dans un communiqué. L'association craint que «l'insuffisance des financements apportés aux entreprises adaptées (nouvelle appellation des ateliers protégés, qui emploient des travailleurs handicapés, ndlr)» nuise aux «personnes handicapées mentales les plus vulnérables».La Coordination Handicap et Autonomie (personnes lourdement handicapées), qui a organisé un rassemblement jeudi devant le ministère de la Santé, a dénoncé «le bras de fer politico-administratif opposant l'Etat aux conseils généraux», depuis l'entrée en vigueur de la Loi Handicap. «L'Etat a cessé de verser les fonds +grande dépendance+, et de ce fait, des personnes se trouvent en danger vital», a affirmé Anne-Sophie Parisot, porte-parole de l'association.



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