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Services à la personne - étude

Un marché qui va croitre de 5% à10% par an


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Le marché des services à la personne, estimé à 8 milliards d'euros en 2005, devrait croître de 5% à 10% par an selon les catégories de services, notamment grâce au plan Borloo, selon une étude du cabinet de conseil Mercer Oliver Wyman.

Le ministre de l'Emploi et de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, a officiellement lancé mardi 14 février son plan de développement des services à la personne, une «révolution culturelle majeure» qui devrait selon lui créer «500.000 emplois sur trois ans». «Le plan Borloo va permettre de structurer un marché complètement atomisé du côté des clients et des prestataires, avec des offres très peu normalisées et diffuses», a indiqué Nicolas Lioliakis, associé chez Mercer Oliver Wyman.En face d'un client «seul» dans sa recherche d'un prestataire, «vous avez un monde de professionnels qui n'est pas structuré, qui n'a pas de couverture nationale ni de référencement», relève-t-il. Sur le modèle des assureurs, qui ont mis sur pied des réseaux de prestataires dans le cadre de certains contrats (notamment santé, prévoyance, assistance, dépendance), le plan Borloo vise à créer un marché «intermédié» par des plateformes qui mettront en relation les clients (salariés, administrés ou particuliers) et les prestataires agréés.Ce marché, aujourd'hui à 80% de gré à gré, recèle un «énorme potentiel de croissance» dès lors que l'on crée un «environnement réglementaire favorable», selon M. Lioliakis. Selon lui, le taux de croissance annuel du marché se situe «entre 5 et 10% selon les catégories de services» (aide aux personnes dépendantes ou aux enfants, assistance à domicile, conseils administratifs, etc). Le plan Borloo prévoit des incitations fiscales pour l'ensemble des acteurs, à savoir les entreprises, les salariés, les particuliers employeurs et les prestataires. Ce mécanisme permettra de «convertir» à la légalité des activités qui relèvent aujourd'hui «pour moitié» de l'économie informelle, fait valoir Nicolas Lioliakis.Sur 1.100 millions d'heures travaillées en 2005 dans ce secteur, «la moitié sont payées au noir», précise-t-il. Les tâches ménagères et les gardes d'enfants sont actuellement la catégorie la plus utilisée, par 15% des clients, contre 3% pour le soutien scolaire et 3% pour l'aide aux personnes âgées, selon le cabinet. Toutes les catégories de la population, et «pas seulement les plus riches», consomment des services à la personne: 15% des ménages aux revenus inférieurs à 1.000 euros et 43% des ménages qui gagnent plus de 3.000 euros, indique M. Lioliakis.



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