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Santé - protection sociale - Drees

Les Français moins optimistes sur l’avenir


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Cinq études de la Direction de la recherche, de l’évaluation et des études et de la statistique (Drees) dressent un portrait mi figure – mi raisin de l’état d’esprit des Français vis-à-vis de la protection sociale

Echelonnées entre 2000 et 2005, cinq enquêtes de la Drees (ministère de la Santé), dont les conclusions ont été rendues publiques le 19 février, montrent un tassement de l'optimisme des Français en matière de santé et de protection sociale. En 2005, un Français sur deux seulement, contre 62% en 2000, pense que l'état de santé de la population s'est améliorée au cours des dernières années, selon l'étude de la Direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques. Une majorité se dit «bien informée», mais cette proportion a tendance aussi à diminuer. Les Français font moins confiance à leur médecin (-5 points en 5 ans) et une large majorité pensent que les comportements quotidiens (ne pas fumer, ne pas boire, surveiller son alimentation) sont plus importants que le suivi médical pour rester en bonne santé. Les personnes interrogées s'inquiètent aussi, plus qu'auparavant, des problèmes de financement du système de soins. Depuis les premières enquêtes, ceux qui estiment que «la santé n'a pas de prix» sont en nombre moindre et les opinions favorables à la limitation des dépenses de santé (86%) sont en progression de 5 points. Les critiques portent surtout sur la «mauvaise gestion du système de santé», mais sans que cela n'écorne le sentiment d'attachement au système de solidarité. Une forte majorité (76%) soutient en effet le principe de solidarité sur lequel est fondé l'assurance-maladie et, globalement, l'attachement au caractère public de la protection sociale a progressé depuis cinq ans. Interrogés sur les mesures qu'ils retiendraient pour réduire le déficit, ils citent en priorité le changement de comportement des médecins et des patients, se montrant peu enclins à augmenter leur participation financière sous forme de cotisations.Les enquêtes de la Drees ont porté sur un échantillon de 4.000 personnes, de 2000 à 2202, en 2004 et en 2005.



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