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Assurance dépendance : le marché du siècle ?


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Que ce soit lors de la conférence des échos le mercredi 8 mars oules rencontre de l’Argus de l’assurance le 9 mars, les analystes et acteurs de l’assurance dépendance s’interrogent sur ce marché qui n’arrive pas à convaincre une large clientèle.Lors de la conférence des Echos, Philippe Bas, ministre délégué aux personnes âgées, a souhaité que la France se dote d’une palette de services permettant un choix élargi de solutions au grand âge. Philippe Bas étudie toutes les pistes de nouveaux financements possibles, complémentaires à ceux de la CNSA (Caisse nationale solidarité pour l’autonomie) comme les assurances, leur défiscalisation… Mais il a rappelé cette exigence de solidarité attendue par les concitoyens, qui obligera des « mécanismes pour les plus démunis ».Pour Philippe Bas, « la sécurité sociale qui assure l’égalité des droits devant la santé n’est pas négociable ».Le gériatre Françoise Forette a rappelé que l’on devait faire évoluer les représentations de la vieillesse.Entrer dans le grand âge (au delà de 85 ans), ne veut pas dire « être dépendant », précise Françoise Forette. Au-delà de 90 ans, 64% de nos concitoyens vivent à leur domicile et une majorité vit bien (gère ses éventuelles pathologies, incapacités…).Bernard Ennuyer, sociologue et directeur de service à domicile, estime, lors des rencontres de l’Argus de l’assurance, que le vieillir est une « construction sociale ». Aux citoyens de décider de la couverture publique, ou non, du risque dépendance, précise Bernard Ennuyer, comme en Espagne où les prestations publiques seront dorénavant 40 % supérieures aux aides de la France.



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